Phrase sur le sexe le sexe hijab

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Chez les arabes, dans le milieu social dans lequel fut révélé le Coran, il n'était pas d'usage de demander la permission pour entrer chez autrui. Les portes des maisons étaient ouvertes, comme on peut le voir aujourd'hui encore dans les villages.

Il n'avait jamais été de coutume de les fermer, ni de jour ni de nuit. Car la fermeture des portes est motivée par la crainte des voleurs, et une telle crainte n'existait pas dans ces endroits-là. Ainsi, comme la porte des demeures était ouverte en permanence et qu'il n'était pas d'usage chez les arabes de demander la permission d'entrer, ce qui était même considéré comme une sorte d'humiliation, ils entraient les uns chez les autres à l'improviste, sans prévenir auparavant.

L'Islam abolit cette coutume incorrecte, et ordonna de ne pas entrer à l'improviste dans les maisons d'habitation des autres. Il est clair que la philosophie qui sous-tend un tel principe consiste en deux points: D'autre part, le fait que chacun a dans son lieu de résidence des secrets dont il n'a pas envie que les autres s'avisent; même deux amis intimes doivent respecter ce principe, car il se peut que parallèlement à leur amitié et à leur intimité, ils aient chacun de leur côté des secrets relatifs à leur vie privée qu'ils ne veulent pas que l'autre sache.

Par conséquent, il ne faut pas croire que l'injonction de demander l'autorisation avant d'entrer concerne exclusivement les demeures dans lesquelles se trouve une femme.

Ce devoir est absolu et général. Même les hommes et les femmes qui ne se soucient pas du "couvrement" peuvent être chez eux dans une situation dans laquelle ils ne veulent pas que les autres les voient. Certes, il s'agit d'un commandement plus général que le "hijab" et dont la philosophie est elle aussi plus générale que celle du "hijab". La proposition " sans vous être rendus familiers " évoque le défaut d'entrer à l'improviste. Le terme employé traduit par " rendus familiers " vient de la racine " ons ", familiarisation, qui est l'antonyme de frayeur et de crainte.

Ce terme traduit le fait qu'il faut entrer dans une maison habitée par d'autres en prévenant, en s'attirant l'" one ", et non entrer à l'improviste, ce qui engendre la peur et la mésaise. Il est d'usage chez nous, iraniens, de dire " Yâ All â h " O Dieu , coutume qui s'inspire de ce commandement.

On demanda au Prophète si l'injonction de demander l'autorisation d'entrer concernait aussi la maison des proches parents, et s'il fallait également solliciter une permission pour entrer chez sa mère ou chez sa fille. Le Prophète mettait lui-même cet ordre à exécution et le recommandait avec insistance à ses compagnons.

Les savants chiites et sunnites ont rapporté qu'il avait coutume de se tenir derrière la porte d'entrée et de dire: Puis il entrait si on lui en donnait la permission, et s'il ne recevait pas de réponse, il répétait son salut une seconde puis une troisième fois, car il se peut réellement que la personne qui se trouve à l'intérieur de la maison n'entende pas la première ni la seconde fois.

S'il ne recevait toujours pas de réponse à la troisième reprise, il se retirait, disant: Dans le commentaire de ce verset, il faut rappeler le point suivant: Le terme qui désigne la maison en arabe et qui est aussi utilisé en persan aujourd'hui est le terme " dâr " On en déduit que l'ordre de demander l'autorisation d'entrer concerne l'entrée dans la chambre d'autrui et non dans la cour des maisons. Il faut néanmoins avoir à l'esprit que chez les arabes, la porte des maisons étant ouverte en permanence, la cour ne revêtait naturellement pas un aspect privé, et que si l'on voulait par exemple se dévêtir, on entrait dans une pièce.

Mais là où la cour a acquis le même statut qu'une pièce - comme il en est actuellement chez nous car la porte en est close et les murs élevés-, même si elle n'en a l'aspect privé que dans une certaine mesure, l'ordre de demander la permission d'entrer concerne aussi la cour. Le verset s'achève par cette phrase: Puis le verset suivant dit: C'est plus pur pour vous Ceci relevait de leur ignorance, de même qu'aujourd'hui encore dans notre société, le fait d'éconduire un visiteur, même pour une excuse valable, est considéré comme une offense qui lui est faite Nous devons mettre en application le commandement du Coran à cet égard.

Cela éloignera de nous nombre de peines et de contrariétés Supposons qu'un individu vienne frapper à la porte de chez un autre sans l'avoir prévenu auparavant de sa venue, et que celui-ci n'ait pas envie de le recevoir. Il se peut, c'est fréquent, qu'il ait des préoccupations impératives et que la venue de cette personne constitue un dérangement.

Il fait dire qu'il n'est pas là, mensonge dont le visiteur s'avise dans la plupart des cas. Ainsi, le visiteur faute en s'attendant à être reçu sans rendez-vous préalable, et le maître de maison, lui, n'a pas suffisamment de courage et de sincérité pour dire en s'excusant qu'il n'a pas le temps de le recevoir pour le moment.

Et s'il dit qu'il n'en a pas le temps, le visiteur n'aura pas assez de discernement pour admettre son excuse et se plaindra jusqu'à la fin de ses jours qu'il s'est rendu chez un tel et n'a pas été reçu.

C'est ainsi que dans ce type de circonstances, des mensonges sont dits et des offenses sont faites. Or si le commandement du Coran est respecté, ni des mensonges ne seront dits ni des offenses ne seront faites.

C'est pourquoi il dit: Le verset suivant dit: Cela signifie que l'ordre donné de demander la permission d'entrer est spécifique aux maisons d'habitation, c'est-à-dire aux lieux qui ont un caractère privé, et ne concerne pas les lieux de fréquentation publique, même s'ils appartiennent à autrui.

Aussi n'est-il pas nécessaire, en ce qui concerne par exemple un passage, une société, un magasin, de rester devant la porte et de demander la permission d'entrer. De la proposition " où se trouve un objet vous appartenant ", on déduit que l'on doit entrer dans ce type de lieu dans la mesure où l'on y a à faire, sans quoi il ne faut pas causer de dérangement aux maîtres de ces lieux.

C'est-à-dire que Dieu est conscient de l'intention dans laquelle vous pénétrez dans la maison ou le lieu de travail d'autrui. Dans ce verset est employé le terme " absâr ", qui est le pluriel de " bassar ", la vue.

Or il y a une différence entre " bassar " et "' ayn ", l'oeil. Mais le terme " bassar " se distingue d'" 'ayn ", l'oeil en ce sens que c'est de lui que vient la fonction de "voir" " absâr. C'est pourquoi ces deux mots, bien que désignant un même organe, sont d'un emploi différent. Lorsqu'un poète veut décrire la beauté des yeux de la bien-aimée, ne se préoccupant pas là de l'acte de voir, il emploie le terme "yeux".

L'emploi du terme "vue" n'est pas juste dans ce cas, car il est question des yeux en eux-mêmes. Dans le verset en question, qui fait allusion à la fonction des yeux, à savoir la vue, c'est le terme " absâr " qui est employé et non '" oyoun " pluriel de " 'ayn ". Un autre terme employé dans ce verset est celui de " yagoddu ", qui vient de " gadda ". Il nous en faut préciser le sens: Ce terme s'accompagne du terme " 'ayn " l'oeil et non du terme " bassar " la vue. Quant au terme " gadda ", il signifie "baisser", et " gaddabassar " signifie "baisser le regard".

Dans le Coran - sourate 31, verset 19 -, Luqman dit à son fils: Le verset 3 de la sourate Les Coalisés dit:. Serre les dents, confie à Dieu ta tête, assure tes pieds, jette ton regard sur les ennemis les plus éloignés, et baisse ton regard " godda bassarak " pour qu'ils ne t'impressionnent pas.

Sache que c'est Dieu Qui accorde la victoire. Il est clair qu'il ne lui demande pas là de fermer les yeux ou de s'abstenir de regarder, mais de ne pas fixer du regard un point déterminé, en particulier les équipements de l'ennemi, afin de ne pas en être impressionné.

De même, dans ses directives générales à ses compagnons dans les guerres, l'Imam Ali dit: On peut déduire de tous ces exemples que " gadda-l-bassar " signifie "baisser le regard", ne pas fixer, ne pas braquer le regard, ne pas jeter un regard autonome. Lorsque ce terme est attribué à la voix ou au regard, il signifie les baisser. Par conséquent, le verset en question signifie: C'est-à-dire qu'ils ne regardent pas fixement, et selon la terminologie des spécialistes des articles de foi " Ulémas Ossoul " , que leur regard soit organique et non autonome.

En effet, le regard sur autrui vise parfois à jauger et à dévisager, à dessein par exemple d'examiner son habillement et sa façon de s'apprêter, la manière dont il a noué sa cravate ou coiffé ses cheveux. Mais il se peut également que l'on regarde celui qui est en face de soi parce qu'on parle avec lui, et parce que cela est nécessaire au dialogue. Ce type de regard, qui tient lieu de prélude et de moyen à la conversation, est un regard organique, tandis que le premier regard est un regard autonome.

Ce verset signifie donc: Dis aux croyants de ne pas dévisager les femmes et de ne pas avoir de regards indiscrets. Il faut ajouter néanmoins que certains exégètes ont interprété " gadda bassar " au sens de "s'abstenir de regarder", prétendant qu'il s'agit de l'abstention de regarder le sexe d'autrui, de même que la phrase suivante prescrit également de se préserver le sexe du regard d'autrui. Or comme l'ont dit les jurisconsultes, à supposer que " gadda bassar " veuille dire s'abstenir totalement de regarder, qu'il s'agisse d'un regard à dessein de contempler et de se délecter ou d'un regard nécessaire au dialogue, la nature de l'objet du regard n'a pas été évoquée.

Mais si, comme nous l'avons déduit, " gadda bassar " veut dire " qu'ils ne regardent pas fixement ", c'est-à-dire que l'observateur le soit d'un regard nécessaire au dialogue et n'ait pas de regard indiscret, l'objet de " gadda bassar " est assurément le visage et rien d'autre, car c'est là tout ce que requiert la nécessité.

Le regard sur ce qui n'est pas le visage et peut-être les deux mains n'est pas permis même avec " gadda bassar ". Le verset dit ensuite: Mais l'opinion des premiers exégètes de l'Islam, ainsi que la teneur des Traditions et des hadiths concernant le sujet, est que partout dans le Coran où est employée l'expression de "préservation du sexe", il est question de s'abstenir de l'adultère, sauf dans ces deux versets 7 où elle prend le sens de préservation vis-à-vis du regard d'autrui et où il s'agit de l'obligation de couvrir le sexe.

Que nous adoptions cette interprétation ou que nous entendions l'expression "préservation du sexe" au sens global de chasteté et de pudeur, cela englobe de toutes façons la question de "couvrement" du sexe. Le "couvrement" du sexe n'était pas d'usage dans l'Arabie païenne et l'Islam le rendit obligatoire. Dans un de ses ouvrages intitulé " Education et Ordre Social ", une des choses que Russell considère comme relevant de la "morale abberrante" et de la "morale du tabou" est précisément la question de couvrir le sexe.

Pourquoi, dit-il, les parents s'obstinent-ils à cacher leur sexe devant leurs enfants? Cette obstination en elle-même excite leur sentiment de curiosité, et cette fausse curiosité n'apparaîtrait pas sans l'effort des parents à cacher leurs organes génitaux.

Il leur faut montrer leur sexe à leurs enfants afin que ceux-ci sachent dés le début ce qu'il en est. Qu'au moins de temps en temps, ajoute-t-il, par exemple une fois par semaine, ils se déshabillent et permettent à leurs enfants de voir leur sexe. Russell considère donc comme un tabou la question de cacher le sexe.

Le tabou est un des thèmes de discussion de la sociologie, désignant les interdictions angoissantes et aberrantes qui ont existé et existent encore chez les peuples sauvages. Or de l'avis de Russell et de ses congénères, la morale régnant dans le monde civilisé d'aujourd'hui est elle aussi pleine de tabous. Il est surprenant qu'au nom de la civilisation, l'être humain veuille rétrograder et retourner à l'état sauvage.

Dans le Noble Coran est mentionnée l'expression de " Jahiliya premiére ". Peut-être cette indication signifie-t-elle que la Jahiliya d'autrefois était la première des jahiliya. Certaines Traditions parlent de l'apparition prochaine d'une autre " jahiliya ". A la suite du commandement de couvrir le sexe, le Coran dit: Par cette phrase, le Coran veut évoquer la philosophie et la logique de cette pratique, et répondre en vérité aux adeptes de la Jahiliya d'aujourd'hui et d'hier de ne pas qualifier ces interdictions d'aberrantes et de tabous et de prêter attention à leurs effets et à leur logique propre.

L'histoire rapporte à ce propos un incident de la vie du Noble Prophète: Entre autres, lorsque j'étais petit et que je jouais avec les autres enfants, il advint qu'un des dignitaires entreprenne des travaux de construction. Les enfants, de par leur puérilité, aimaient à ramasser dans leur vêtement des pierres et des matériaux de construction et à les apporter prés du bâtiment. Selon l'usage, ils étaient vêtus de longues robes sous lesquelles ils ne portaient rien, et lorsqu'ils relevaient leur robe, ils découvraient leur sexe.

J'allais ramasser une pierre, lorsque voulant relever mon vêtement, il me sembla que quelqu'un frappait de sa main, faisant retomber ma robe. Je voulus la relever une fois encore, mais il se produisit la même chose, et je compris qu'il ne fallait pas que j'agisse ainsi.

Il apparaît ainsi clairement que le but de ces commandements est le respect des intérêts de l'être humain, qu'il soit homme ou femme. Les lois islamiques n'ont pas été établies sur la base d'une discrimination entre la femme et l'homme, sans quoi il eut fallu qu'elles attribuent tous ces devoirs à la femme sans en prescrire aucun pour l'homme.

Si, comme nous le constatons, le devoir du "couvrement" a été spécifiquement attribué à la femme, c'est parce que le critère en est spécifiquement féminin. Comme nous l'avons fait remarquer auparavant, la femme est symbole de beauté et l'homme de passion.

C'est naturellement à la femme qu'il faut dire de ne pas s'exhiber aux regards, et non à l'homme. Ainsi, bien que le commandement du "couvrement" n'ait pas été prescrit pour les hommes, dans la pratique ceux-ci sortent ordinairement de chez eux plus couverts que les femmes, car la tendance de l'homme est à regarder et à reluquer et non à s'exposer aux regards, et inversement, la prédisposition de la femme est davantage à s'exposer aux regards qu'à reluquer.

Or la tendance de l'homme à reluquer incite davantage la femme à s'exhiber, tandis que cette même tendance étant moindre chez les femmes, les hommes sont moins disposés à s'exhiber.

C'est ainsi que l'exhibition de son corps relève des traits spécifiques aux femmes. La phrase suivante dit: Le terme " zinat ", qui signifie atour désigne à la fois les atours qui sont disjoints du corps comme les bijoux, et les produits de beauté comme le khôl ou les teintures. Ce commandement signifie que les femmes ne doivent pas dévoiler leur maquillage et leurs parures. Puis deux exceptions sont faites à ce devoir, dont nous allons parler en détail.

S'il n'est pas obligatoire de couvrir les atours de la première catégorie, il l'est par contre de couvrir ceux de la seconde. Le problème qui se pose là est de savoir quels sont les atours apparents et les atours cachés.

Le commentaire du Coran Al-Kachchâf dit: Il n'y a pas d'inconvénient à ce que soient visibles les atours apparents comme les bagues et les anneaux, le khôl et la teinture [pour les mains], mais les atours cachés comme les bijoux parant les poignets, les bras et les chevilles, les colliers, les couronnes, les ceintures, les boucles d'oreille, doivent être couverts, sauf vis-à-vis des personnes qu'a excepté le verset lui-même.

Abordant la question de savoir quelle est la philosophie qui sous-tend l'exception relative aux atours apparents comme le khôl, la teinture pour les mains, les bagues et les anneaux, et leur emplacement comme le visage et les mains, il y répond ainsi: Elle ne peut faire autrement que de marcher dans la rue, et ses pieds apparaissent forcément au-dessous de la cheville, en particulier en ce qui concerne les femmes pauvres qui n'ont parfois pas de chaussettes ni même de chaussures.

C'est ainsi que l'expression " sauf les atours apparents" signifie: Fakhr-ul Râzi, discourant dans son commentaire du fait de savoir si le terme " atour " " zinat " désigne uniquement les atours artificiels ou s'il englobe également les atours naturels, opte pour la seconde solution. Selon Qafâl, la nécessité des relations exigeant que le visage et les deux mains soient découverts, et la Loi religieuse de l'Islam étant une loi aisée, leur "couvrement" n'a pas été rendu obligatoire Quant à ceux qui ont interprété les atours au sens d'artifices, ils entendent par atours apparents les atours du visage et des mains comme le khôl, la teinture pour les mains, les bagues Et la raison d'être de cette exception est qu'il est difficile à la femme de les couvrir.

Les Imams furent souvent interrogés au sujet de cette exception et y répondirent. Nous rapporterons ici quelques Traditions tirées des recueils de hadiths. Cette Tradition renferme la sentence de licence du regard sur le visage et les mains, et non celle de la non-obligation de les couvrir, ces deux questions étant distinctes.

Mais comme nous l'expliquerons par la suite, la licence de regard est plus problématique que la non-obligation de couvrir. Si le regard est permis, il n'est pas obligatoire de couvrir à plus forte raison. Le Prophète détourna d'elle son visage et dit: Il ne convient pas que l'on voit quoi que ce soit du corps de la femme dés lors qu'elle atteint l'âge de la puberté, si ce n'est ceci et cela "- il montra son visage et ses mains à lui.

Certes, ces Traditions indiquent qu'il n'est pas obligatoire à la femme de couvrir son visage ni ses mains, ni même le maquillage ordinaire et courant qui concernent ces parties du corps comme le khôl et la teinture pour les mains, dont l'usage est courant et dont le nettoyage constitue un acte sortant de l'ordinaire.

Il nous faut néanmoins préciser que nous exposons le problème de notre propre point de vue, et que nous évoquons donc notre propre raisonnement. En ce qui concerne la mesure dans laquelle la femme a le droit de se découvrir vis-à-vis de ses " mahârem ", les Traditions et les fatwas sont divers. Ce que l'on déduit d'un certain nombre de Traditions, en fonction desquelles certains jurisconsultes ont délivré une " fatwa ", est que le corps de la femme doit être couvert du nombril jusqu'aux genoux vis-à-vis des " mahârem " autres que l'époux.

Bien entendu, le "voile en question n'a pas de caractéristique particulière et ce dont il s'agit est de couvrir la tête, le cou et la poitrine.

Comme nous l'avons rapporté auparavant du commentaire Kachchâf - et comme l'ont dit également d'autres -, les femmes arabes portaient généralement des robes qui laissaient leur gorge découverte. Elles ne couvraient ni leur cou ni leur poitrine, laissant pendre par derrière le foulard qu'elles portaient sur leur tête, comme il est d'usage aujourd'hui encore chez les hommes arabes.

Ainsi, leurs oreilles, leurs boucles d'oreilles, leur poitrine et leur cou étaient forcément visibles. Ce verset ordonna qu'elles rejettent de chaque côté sur leur cou et leur poitrine la partie pendante de ces foulards afin de couvrir ces parties du corps. La tournure employée, à savoir la composition du terme " daraba " littéralement frapper avec le terme " 'alâ " sur 14 exprime le sens de mettre une chose sur une autre de telle sorte qu'elle tienne lieu d'obstacle et de voile.

Cette locution a également été employée dans le verset 11 de la sourate " La caverne " 15 , qui dit:.

Ibn Abbas dit en commentant cette partie du verset en question: Ce verset détermine donc les limites du "couvrement". Des Traditions chiites et sunnites rapportent à son sujet l'histoire suivante: Un jour, sous la chaleur médinoise, vint à passer dans la rue une femme jeune et belle, qui avait selon l'usage rejeté derrière son cou les pans de son foulard, et dont on pouvait voir le cou et les oreilles.

Un des compagnons du Prophète, venant en sens inverse, fut captivé par ce beau spectacle. II se plongea à tel point dans la contemplation de cette beauté qu'il en oublia son entourage et jusqu'à lui-même, ne regardant plus devant lui.

La femme s'engagea dans une ruelle, et le jeune homme la suivit du regard. Or tandis qu'il avançait ainsi, il fut soudain atteint et blessé au visage par un os ou un morceau de verre qui dépassait d'un mur.

Lorsqu'il revint à lui, le sang coulait de son visage. Il se rendit dans cet état auprès du Noble Prophète et lui raconta l'incident. C'est alors que furent révélés les versets: Le verset en question énonce donc avec une entière clarté les limites du "couvrement" nécessaire.

La référence aux exégèses et aux Traditions, en particulier chiites, éclaire parfaitement cette question et ne laisse aucun doute quand à la signification du verset.

Il faut rappeler que ce hadith, qui raconte la nudité des oreilles et de la gorge d'une femme et les regards sensuels et intentionnels d'un homme, est généralement cité dans les ouvrages des narrateurs de hadith et des exégètes relativement à la révélation du premier de ces versets " Dis aux croyants S'il semble à première vue être sans rapport avec le verset suivant " Et dis aux croyantes de baisser leurs regards " , ces deux versets ont néanmoins été révélés ensembles, et de la même façon que le premier détermine ce que doit être le regard de l'homme, le second détermine le devoir des femmes en ces termes: C'est apparemment la raison pour laquelle le commentaire de Sâfï a rapporté ce hadith à propos du second verset, et ce que nous déduisons de ce hadith va dans le même sens.

La seconde exception, elle, mentionne les personnes déterminées devant lesquelles il lui est permis de laisser paraître la totalité de ses atours. Et si le cadre de la première exception est plus limité du point de vue des endroits [du corps] et plus étendu du point de vue des personnes, il en est inversement de la seconde. La plupart des personnes qui ont été nommées dans le verset et qui sont énumérées ci-dessous sont celles qui sont désignées comme " mahârem " dans la terminologie juridico-religieuse:.

Cela signifierait que les femmes non musulmanes sont non " mahram " et que la femme musulmane doit se couvrir devant elles. Cette interprétation signifierait que toute femme est non " mahram " aux autres femmes, à l'exception des femmes de la maison. Cette éventualité est totalement à rejeter, car une des évidences et des nécessités de l'Islam est que la femme est " mahram " à la femme. La seconde éventualité est faible elle aussi, car rien n'y justifie l'ajout du pronom personnel leurs au terme femmes, tandis que selon la première éventualité, un tel ajout est justifié par le fait que les femmes non musulmanes sont étrangères et non pas des leurs.

En vérité, la première éventualité est la plus forte des trois, et des Traditions ont également été rapportée en ce sens, interdisant à la femme musulmane de se découvrir devant les femmes juives ou chrétiennes. Dans ces Traditions, il a été argué qu'il se peut que les femmes non musulmanes décrivent à leurs époux ou à leurs frères les charmes des femmes musulmanes.

Il faut avoir à l'esprit qu'il existe là une autre question, qui est la suivante: L'existence de ce devoir garantit les femmes musulmanes les unes vis-à-vis des autres, mais une telle certitude n'existe pas à propos des femmes non musulmanes, et il se peut qu'elles se prêtent auprès de leurs hommes à la description des femmes musulmanes. C'est ainsi qu'il a été ordonné aux femmes musulmanes de se couvrir devant elles.

Mais bien entendu, le verset ne traduit pas explicitement l'interdiction de dévoiler ses charmes vis-à-vis d'elles. Les jurisconsultes ne reconnaissent généralement pas en ce domaine le caractère obligatoire du "couvrement" de la femme vis-à-vis des femmes non musulmanes et ne délivrent de sentence qu'au sujet du caractère déconseillé du "dé-couvrement".

Dans cette proposition, existent deux éventualités: Or si les Traditions confirment la seconde interprétation, les sentences des jurisconsultes ne s'y accordent pas. Les Traditions racontent qu'un homme originaire d'Irak - dont les habitants, de par leur voisinage avec l'Iran, étaient généralement plus rigoristes en la matière, vint à Médine et se rendit auprès de l'Imam Sâdeq.

La conversation en vint à porter sur les gens de Médine et cet homme protesta en disant:. Ceux-ci font accompagner leurs femmes par des esclaves mâles, et il arrive que ces femmes, lorsqu'elles veulent monter sur leurs montures, se font aider de leurs esclaves, en mettant par exemple la main sur leur épaule.

De façon générale, les esclaves, qu'ils soient hommes ou femmes, font l'objet d'exception dans nombre de préceptes islamiques. En ce qui concerne par exemple le "couvrement" et le caractère interdit du regard, les esclaves de sexe féminin différent des femmes libres, et il ne leur incombe pas de se couvrir la tête.

C'est apparemment là leur fonction de servantes qui est en cause. Par conséquent, il n'est pas improbable que les esclaves mâles fassent également l'objet d'une exception semblable. Or comme nous l'avons dit, ce précepte est improbable selon la "fatwa" des jurisconsultes, mais par ailleurs, l'interprétation de la tournure " les esclaves que leurs mains possèdent " au sens spécifique d'esclaves femmes est également fort inconcevable. Si nous voulons restreindre aux femmes l'exception des esclaves, il nous faudra dire que les femmes libres sont totalement " mahram " les unes vis-à-vis des autres, tandis que les esclaves ne le sont vis-à-vis des femmes libres que dans le cas où elles sont leurs maîtresses.

Et si nous ajoutons que nombre de jurisconsultes n'ont pas tenu pour nécessaire le "couvrement" de l'esclave femme vis-à-vis même des hommes étrangers, nous aboutirons à un résultat fort étrange, à savoir qu'une esclave est " mahram " vis-à-vis de tous les hommes tandis que les femmes libres sont non " mahram " vis-à-vis des esclaves de sexe féminin.

C'est-à-dire qu'une esclave a entièrement le statut d'un homme. Il est évident qu'une telle chose n'est pas juste. Cette expression englobe indubitablement les fous et les hommes atteints de débilité mentale qui n'ont aucune sensualité en matière de sexualité et sont insensibles à l'attrait féminin.

D'aucuns ont accordé au verset un caractère plus général et l'ont considéré comme englobant également les eunuques des harems, s'appuyant sur le fait que les eunuques n'éprouvent pas non plus de besoin vis-à-vis de la femme. Si autrefois, les eunuques étaient considérés comme " mahram " et amenés dans les harems, c'était sur la base de cette sentence. Certains autres ont vu encore plus large, prétendant que ce verset englobait également les pauvres et les nécessiteux, c'est-à-dire ceux dont la situation et les conditions de vie sont telles qu'ils ne se préoccupent point de ces choses-là.

Mais en vérité, il est très improbable que le sens du verset soit si large. Ce qui est certain est qu'il englobe la première catégorie, et au maximum la seconde si l'on généralise davantage. Cette catégorie peut également être interprétée de deux façons. La tournure " lam yazharu " vient de la racine " zohur " prendre conscience de et est employée avec le terme " 'alâ " sur: Cela signifie donc ceci: Il se peut également qu'elle donne le sens de maîtrise et de pouvoir, et le verset signifie alors: Mais selon la seconde éventualité, il est question des enfants qui n'ont pas de capacité dans les questions sexuelles, c'est-à-dire qui sont impubères même s'ils sont déjà " momayez ".

Selon cette éventualité, les enfants qui discernent toute chose et sont proches de la puberté sans être encore pubères font partie de l'exception. Les femmes arabes portaient ordinairement des bracelets aux chevilles, et pour montrer que ces bracelets étaient de valeur, elles frappaient fortement le sol de leurs pieds. Le Coran a également interdit un tel acte.

Ce commandement implique qu'est interdit tout ce qui attire l'attention des hommes, comme l'emploi de parfums capiteux ou le maquillage attrayant du visage. De manière générale, la femme ne doit rien entreprendre qui provoque ou excite les hommes non " mahram " et attire leur attention.

Le verset s'achève sur cette phrase: Repentez- vous tous devant Dieu. Les versets 58 à 60 de la sourate La Lumière concernent aussi ce débat, et nous en exposerons également le commentaire:. Que vos esclaves et ceux des vôtres qui n'ont pas encore atteint la puberté demandent la permission d'entrer chez vous à trois moments: Ce sont pour vous trois occasions de vous dévêtir.

En dehors de ces moments, il n'y a pas de faute à reprocher ni à vous ni à eux de faire des tours les uns chez les autres. Mais il est préférable pour elles de s'en abstenir. Dieu est Celui qui entend et qui sait. Dans ces versets sont mentionnées deux exceptions: Nous avons auparavant expliqué le commandement selon lequel quiconque veut pénétrer dans le lieu privé d'autrui doit s'annoncer et entrer en recevant la permission; nous avons dit que ce commandement s'applique également aux proches " mahârern " comme le fils vis-à-vis de sa mère ou le père vis-à-vis de sa fille.

Dans ces versets, sont exceptées de l'injonction deux catégories de personnes, pour lesquelles la demande d'autorisation d'entrer n'a été tenue pour nécessaire qu'à trois moments de la journée, en dehors desquels elles en sont dispensées.

II s'agit des esclaves et des enfants impubères. Les trois moments de la journée où ces deux catégories de personnes doivent demander la permission d'entrer sont avant la prière de l'aube, à midi où l'on se repose, ayant enlevé ses vêtements de dessus, et après la prière de 'ichâ qui est le moment de se mettre au lit. A ces moments-là, venant de s'éveiller avant la prière de l'aube , sur le point de se coucher après la prière de 'ichâ ou en train de se reposer à midi , l'homme et la femme sont généralement en tenue d'intérieur et à de tels moments, les esclaves et les garçons impubères doivent entrer dans la pièce en demandant la permission.

Le fait que les esclaves mâles aient le droit d'entrer sans permission dans la chambre d'une femme, sauf lors de ces trois moments, est en soi une preuve de leur condition exceptionnelle, et constitue une preuve puissante du fait que dans le verset du "couvrement" que nous avons commenté auparavant, les termes " ou à leurs esclaves Dans le verset en question pour le moment, l'emploi du pronom possessif masculin " ces esclaves votres " a même été interprété au sens où il n'est pas nécessaire que l'esclave appartienne à la femme elle-même.

Il ne s'agit pas là d'objecter que la pratique de l'esclavage a été abolie, qu'il n'existe plus d'esclaves et qu'il est vain de persister à en parler car en premier lieu, le fait d'éclaircir le point de vue de l'Islam en ce domaine nous renseigne mieux sur l'objectif global de ces lois dont certaines sont sujettes à extension.

En second lieu, si un jurisconsulte audacieux l'osait, que de fois il pourrait généraliser le précepte des esclaves, par le critère, à des cas analogues comme les serviteurs.

En vérité, la licence en de telles circonstances vient de ce que l'obligation engendrerait de la difficulté, et non de ce qu'elle n'y a pas de critère [pour être prescrite]. Nous pensons que les autres exceptions en matière de "couvrement", comme l'exception du visage et des mains ou celle des " mahârem ", sont également de ce type. Nous en avons déjà parlé, et nous en reparlerons plus en détail par la suite.

Quant à l'exception relative à la question du "couvrement" " Il n'y a pas de faute à reprocher aux femmes atteintes par la ménopause qui n'espèrent plus mariage de déposer leurs étoffes Le verset concerne les femmes mûres qui sont destituées de leur féminité, c'est-à-dire qui n'inspirent plus à l'homme de désir sexuel et qui n'ont donc plus d'espoir de mariage, même s'il se peut qu'elles y aspirent. Les termes traduits par " déposer leurs étoffes " signifient que la femme a deux sortes de tenues, l'une d'intérieur et l'autre d'extérieur.

Ce qui a été autorisé à la femme mûre est d'enlever ses vêtements de dessus, mais sans se parer ni montrer de coquetterie. Dans les Traditions islamiques a été déterminée la limite d'abandon du "couvrement" pour les femmes mûres, et il a été mentionné qu'il leur est permis d'enlever leur foulard.

L'Imam Sâdeq, citant " de déposer leurs étoffes ", dit qu'il s'agit du fichu et de la tunique. De la phrase " Il est préférable pour elles de s'en abstenir ", peut être déduite cette loi générale d'après laquelle, selon l'Islam, plus la femme observe le principe de la pudeur et du "couvrement" et plus cela est estimable, et que les permissions facilitatrices accordées par indulgence à cause de la nécessité relatives au visage et aux mains et autre ne doivent pas faire oublier ce principe éthique général révélé dans le Saint Coran.

Les versets de la sourate La Lumiére qui ont été énoncés constituent les versets essentiels relatifs au devoir du "couvrement". La sourate Les Coalisés 23 contient également quelques versets que l'on peut évoquer en marge du sujet. Une partie de ces versets concerne les épouses du Prophète, et l'autre partie énonce les commandements qui traitent du respect des limites de la pudeur.

En voici la première partie: Vous n'êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne vous rabaissez pas dans vos propos afin que celui dont le coeur est malade ne vous convoite pas. Usez d'un langage convenable. Ce commandement ne vise pas à cloîtrer chez elles Tes épouses du Prophète, car l'Histoire témoigne expressément du fait que le Noble Prophète les emmenait avec lui en voyage, et ne leur interdisait pas de sortir de chez elles.

Il vise à ce que la femme ne sorte pas de chez elle par coquetterie, et ce devoir est plus lourd et plus pressant encore en ce qui concerne les épouses du Prophète.

Quand vous êtes invités, entrez et retirez-vous après avoir mangé, sans entreprendre des conversations familières. Cela offenserait le Prophète; il a honte devant vous, tandis que Dieu n'a pas honte de la Vérité. Quand vous demandez quelque objet aux épouses du Prophète, faites-le derrière un voile.

Cela est plus pur pour vos coeurs et pour leurs coeurs. Vous ne devez pas offenser l'Envoyé de Dieu, ni jamais vous marier avec ses anciennes épouses: Les arabes musulmans entraient en effet avec insouciance dans les chambres du Prophète, dans lesquelles se trouvaient aussi ses épouses. Dans ce verset est mentionné le terme "hijab". Comme nous l'avons dit auparavant, partout où il est question dans les propos des anciens du verset du " hijab ", il s'agit de ce verset-là.

Le commandement du " hijab " contenu dans ce verset diffère du commandement du "couvrement" qui fait l'objet de notre exposé.

Le commandement mentionné dans ce verset concerne les usages familiaux et comportementaux que l'on doit observer dans la maison d'autrui. Selon ce commandement, un homme ne doit pas entrer dans le lieu d'habitation des femmes, et s'il désire quelque chose, il doit appeler de derrière un " hijab ".

La phrase " cela est plus pur pour vos coeurs et pour leurs coeurs ", tout comme la phrase ". Comme nous l'avons dit, les autorisations destinées à faciliter et les concessions qui ont été faites par mesure de nécessité ne doivent pas faire oublier la prévalence éthique du " setr ", et de l'abstention du regard. Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de couvrir de ] litt.

Dieu est Celui qui pardonne, Il est Miséricordieux. Dans les versets précités, il faut prêter attention à deux points: D'autre part, que doit-on entendre par ce que le verset mentionne, en ces termes, comme raison d'être et comme utilité d'un tel commandement: Pour ce qui est de la première question, l'opinion des commentateurs et des lexicologues diffère quant au type de vêtement que désigne le " jilbâb ", et il s'avère difficile de saisir le sens correct du terme.

Al-Râgheb, qui est un ouvrage précis et digne de confiance consacré à l'explication des termes coraniques, dit: Dans Lissân-ul Arab, on lit: Le Kâfi en donne une définition analogue. Quant au Commentaire [Majma' ul-Bayân], il le définit ainsi: Cela veut dire que la femme doit couvrir sa poitrine avec le " jilbâb dont elle se vêt.

Comme nous pouvons le constater, le sens de " jilbâb " selon les commentateurs n'est pas bien clair. Ce qui parait plus juste est qu'au sens littéral du terme, " jilbâb " désignait tout vêtement ample, étant cependant le plus souvent employé à propos des foulards qui étaient plus grands que des fichus et plus petits que des " ridâ "'.

II apparaît également que deux sortes de foulards étaient portés par les femmes: Une telle signification est également compatible avec les Tradition dans lesquelles a été mentionné le terme " jilbâb ", comme la Tradition d'Abdollah Halabi que nous avons citée dans le commentaire du verset 61 de la sourate La Lumière , et dont la teneur est qu'il est permis aux femmes âgées de mettre de côté leur " khomar " et leur " jilbâb ", et qu'il n'y a pas d'inconvénient à regarder leurs cheveux.

On déduit donc de cette phrase que le " jilbâb " est un moyen de couvrir les cheveux. De même, une autre Tradition relatée dans le Kâfi en commentaire du verset en question rapporte ces propos de l'Imam Sâdeq: Par conséquent, ["rapprocher de soi"] le " jilbâb " signifie s'en couvrir, c'est-à-dire se couvrir de son grand foulard lorsqu'on veut sortir de chez soi.

Bien entendu, le sens propre du terme employé — traduit par ["rapprocher"] — ne signifie pas ["couvrir"], et c'est le contexte qui conduit à cette traduction. Dire à la femme de rapprocher d'elle son vêtement revient à lui dire de ne pas le lâcher négligemment, de le ramasser autour d'elle. L'usage réservé par les femmes aux grands foulards qu'elles se mettaient sur la tête était de deux sortes: Nous verrons par la suite que l'interprétation donnée à ce verset confirme ce sens.

Bien entendu, comme nous l'avons dit auparavant, les esclaves n'étaient pas tenues de se couvrir la tête. Or parfois, ces jeunes gens importuns et dépravés dérangeaient également les femmes libres, et prétendaient ensuite qu'ils les avaient prises pour des esclaves. Par conséquent, ordre fut donné aux femmes libres de ne pas sortir sans " jilbâb ", afin d'être totalement distinguées des esclaves et de ne pas faire l'objet de dérangement. Un tel énoncé n'est pas sans défaut, car il sous-entend qu'il n'y a pas d'inconvénient à importuner les esclaves, et les " monafeqin " évoquaient ce prétexte comme justification valable, bien à tort.

Si les esclaves n'étaient pas tenues de se couvrir les cheveux ce qu'explique peut-être le fait que la condition de l'esclave n'était pas attrayante ni excitante et qu'elle n'inspirait pas le désir; ainsi que le fait que son travail consistait à servir, comme nous l'avons indiqué auparavant , ce type d'importunité, même vis-à-vis d'elles, n'en était pas moins un péché, et les " monafeqin " ne pouvaient faire passer cet argument pour une justification.

Une seconde éventualité a été donnée à propos du sens de cette phrase: Selon la première éventualité, le sens de la phrase en question est donc qu'elles sont ainsi reconnues en tant que femmes libres et non qu'esclaves, et ne se font ainsi pas suivre ni importuner par les jeunes gens. Mais selon la seconde éventualité, cette phrase signifie qu'ainsi, elles se font connaître en tant que femmes posées et chastes, et que les pervers s'abstiennent donc de les convoiter.

Dans ce verset ne sont pas énoncées les limites du "couvrement", qui sont formulées dans le verset 31 de la sourate La Lumière , dont nous avons parlé auparavant. Le commandement contenu dans le présent verset est comparable à celui qu'énonce le verset 32 de la même sourate, s'adressant aux épouses du Prophète:. Ce verset enjoint au sérieux et à la pudeur dans la manière de parler, tout comme le verset en question commande le sérieux et la pudeur dans les allées et venues.

Compte tenu du fait que ce verset a été révélé postérieurement au verset du "couvrement" 27 , on peut arguer que ["rabattre sur elles leurs voiles"] signifie observer consciencieusement le commandement antérieur afin de se soustraire à la nuisance des importuns.

Le verset qui précède dit: Le verset qui le précède aide donc à saisir ce que veut dire le verset en question. La plupart des exégètes ont considéré la proposition ["rabattre sur elle leurs voiles"] comme une allusion au "'couvrement" du visage.

Tout en admettant que le sens propre du verbe employé n'est pas ["couvrir"], ils l'ont néanmoins interprété ainsi, croyant que ce commandement était destiné à reconnaître les femmes libres des esclaves. Or nous avons déjà dit auparavant qu'une telle interprétation n'est pas juste et qu'il est inconcevable à tous points de vue que le Coran ait fait preuve de sollicitude uniquement envers les femmes libres, tout en fermant les yeux sur le fait de tourmenter les esclaves musulmanes.

Ce qui parait étrange est que les exégètes qui se sont exprimés ainsi à ce propos sont presque toujours ceux qui, dans l'exégèse de la sourate La Lumière , ont dit expressément que le "couvrement" du visage et des mains n'est pas obligatoire, le tenant pour chose pénible Or comment se fait-il que ces commentateurs ne se sont pas avisés de cette contradiction dans leurs propos et n'ont même pas prétendu que le verset de la sourate La Lumière avait été abrogé?

En réalité, ces exégètes n'ont pas vu une contradiction entre la teneur du verset de la sourate La Lumière et celle du verset de la sourate Les Coalisés. Ils ont considéré le premier comme un commandement global et permanent, qu'il soit ou non question d'importunité. Et le second comme spécifique à des circonstances dans lesquelles la femme libre ou la femme en général se fait importuner par des vauriens. On déduira du verset faisant suite au verset en question que les individus qui importunent dans les rues les femmes [musulmanes] méritent selon la loi islamique une sévère punition.

Nous te lancerons très certainement en campagne contre eux et ils ne resteront plus longtemps dans ton voisinage. Le minimum de ce que l'on puisse déduire de ce verset est leur exil de la société islamique. Plus la société accorde d'importance à la pudeur et à la pureté, et plus sont sévères les punitions qu'elle destine aux traîtres, et inversement.

Nous voulons à présent examiner du point de vue du "Fiqh" la limite du "couvrement" qui incombe à la femme en Islam, compte tenu de tous les arguments pour et contre contenus dans la question. Nous précisons une fois encore que notre discours est un discours scientifique et non juridique. Nous exposerons ce qui constitue notre opinion personnelle, or chacun de vous doit se conformer dans la pratique au " fatwa " de son " mujtahed ".

Il est nécessaire en premier lieu de spécifier les questions qui sont formelles et indubitables du point de vue du " Fiqh " islamique, avant de se pencher sur les questions qui sont discutables et font l'objet de différends.

Cette question relève de la nécessité et de l'évidence, et il n'existe à ce propos de différend ou de doute ni du point de vue du Coran et du Hadith, ni du point de vue "sentenciel". Ce qui est sujet à discussion est le "couvrement" du visage et des mains. Il se peut que l'on reconnaisse la non-obligation pour la femme de couvrir son visage et ses mains, tout en optant pour l'interdiction de regard de la part de l'homme.

Il ne faut pas croire qu'il y a interdépendance entre ces deux questions. De la même façon que si, du point de vue du fiqh, il est incontestable qu'il n'incombe pas à l'homme de se couvrir la tête, ce n'est pourtant pas une raison pour qu'il soit permis à la femme de regarder la tête et le corps masculins. Cependant, si nous reconnaissons telle licence en matière de regard, il nous faudra également reconnaître l'absence d'obligation [correspondante] en matière de "couvrement"; car il est fort improbable que le regard masculin sur le visage et les mains de la femme soit permis si leur "dévoilement" est interdit à la femme.

Nous expliquerons par la suite que si parmi les anciens délivreurs de "fatwas", on n'en peut trouver aucun qui reconnaisse l'obligation [pour la femme] de se couvrir le visage et les mains, il en est par contre qui considèrent le regard [de l'homme sur eux] comme interdit.

Regarder par volupté signifie regarder dans l'intention d'en tirer jouissance. Quant au regard hasardeux, il ne désigne pas un regard par volupté ou par curiosité impudique; néanmoins, la caractéristique de l'observateur et de son intention est globalement telle qu'elle est dangereuse et laisse craindre que le regard n'engendre un faux-pas. Les seuls cas qui font exception est le regard qui prélude à la demande en mariage, qui est alors permis même s'il y a volupté -comme c'est en général effectivement le cas.

Cela, bien entendu, à condition que le dessein de l'homme soit véritablement le mariage, à savoir qu'il veuille réellement voir la femme en vue du mariage, et qu'il l'ait déjà agréée du point de vue des autres caractéristiques prises en compte.

Et non qu'il prenne l'intention du mariage comme prétexte à des regards impudiques. La Loi Divine n'est pas semblable aux lois humaines pour que l'on puisse se donner bonne conscience par un subterfuge; là, c'est la conscience humaine qui gouverne et Dieu Très-Haut, Auquel rien n'est caché, Qui tient les comptes. II faut ainsi dire qu'en vérité, il ne s'agit pas d'une exception: C'est le regard à dessein de volupté qui est formellement interdit, et ce qui, là, ne pose pas d'inconvénient est que celle-ci apparaisse fortuitement.

Les jurisconsultes ont stipulé qu'il n'est pas permis de regarder des femmes afin d'en choisir une parmi elles. Ce n'est permis à l'homme qu'en ce qui concerne une femme déterminée qui lui a été présentée et à propos de laquelle il s'interroge, dépourvu d'indécision de tous les points de vue, si ce n'est du point de vue du visage et du corps, voulant s'assurer qu'il l'agrée ou pas.

Abordons à présent le problème du "couvrement" du visage et des mains. La question du "couvrement", suivant qu'il soit obligatoire ou non de couvrir le visage et les mains, revêt deux philosophies totalement différentes.

Si nous considérons comme nécessaire le "couvrement" du visage et des mains, nous sommes en vérité partisans de la claustration de la femme et de l'interdiction pour elle d'accéder à tout type d'activité, sauf dans le cadre spécifique du foyer ou dans les milieux exclusivement féminins. Mais si, tout en considérant comme nécessaire le "couvrement" du reste du corps féminin et en tenant pour interdit tout acte provoquant, ainsi que pour les hommes le regard par plaisir ou hasardeux, si donc nous ne considérons pas comme obligatoire le "couvrement" du visage et des mains - et cela à condition qu'ils soient dépourvus de tout artifice attirant l'attention, excitant ou provoquant—le problème revêt un autre aspect et nous sommes alors les partisans d'une autre philosophie, selon laquelle il n'est pas nécessaire que la femme soit refoulée et recluse à l'intérieur de la maison.

Dans le cas contraire, ce n'est par contre pas permis. En un mot, le visage et les mains constituent la frontière entre la claustration et la non-claustration de la femme, et les objections que font les adversaires du "couvrement" valent dans la mesure où nous considérons comme nécessaire le "couvrement" du visage et des mains. Si la femme n'y met pas de mauvaise volonté et se refuse à sortir dévêtue, le fait de revêtir un vêtement simple couvrant tout son corps et sa tête à l'exception du visage et des mains n'entravera aucune activité extérieure.

C'est au contraire l'exhibition de son corps, la coquetterie, le port de vêtements étroits et de modes hétéroclites qui font d'elle un être futile et inactif tenu de consacrer tout son temps à protéger ses positions.

Nous expliquerons sous peu, tout comme nous l'avons déjà dit en citant d'anciens exégètes, que l'exception du visage et des mains vise à abolir l'incommodité et à rendre possible l'activité de la femme, et que c'est selon ce critère que l'Islam ne l'a pas rendu obligatoire. Plusieurs raisons permettent de dire que le "couvrement" du visage et des mains n'est pas obligatoire.

Premièrement, le verset du "couvrement", qui est le verset 31 de la sourate La Lumière , et qui vise à énoncer ce devoir et à en déterminer les limites, n'a pas tenu pour nécessaire de couvrir le visage et les mains. Dans ce verset, on peut s'appuyer sur les deux proposition suivantes:. Au sujet de la première proposition, nous avons vu que la plupart des exégètes et l'ensemble des Traditions ont considéré la teinture pour les mains et le khôl, les bagues, les bracelets, etc.

Ceux qui tiennent pour obligatoire le "couvrement" du visage et des mains doivent considérer l'exception " illâ mâzahar " comme se réduisant aux vêtements de dessus. Or une telle teneur de l'exception est fort improbable et va à rencontre de l'éloquence coranique.

Le fait de cacher les vêtements du dessus, étant infaisable, n'a pas besoin d'être excepté. En outre, c'est lorsqu'une partie du corps est apparente que le vêtement peut être considéré comme une parure. On peut dire par exemple des femmes sans "couvrement" que leur vêtement est une de leurs parures, mais si la femme se couvre tout le corps d'un vêtement enveloppant, un tel vêtement ne sera pas considéré comme une parure.

Ainsi, on ne peut réfuter le fait que le verset excepte bien une partie des atours corporels, et la clarté des Traditions ne laisse subsister aucun doute. Au sujet de la seconde phrase, il faut noter que le verset indique la nécessité de couvrir la gorge; or étant donné qu'il énonce des limites, il aurait également énoncé la nécessité de couvrir le visage si tel avait été le cas.

Le " khomar " est destiné à couvrir la tête: Quant au fait de savoir s'il faut également couvrir avec ce fichu une partie du corps autre que la tête, cela dépend de la façon dont c'est exprimé.

Or le verset parlant uniquement de rabattre les deux pans du fichu sur la poitrine, il apparaît que ce n'est obligatoire que dans une telle mesure. Peut-être imaginera-t-on que "rabattre leur voile sur leur poitrine" signifie accrocher un foulard, comme un rideau, devant le visage, de façon à couvrir jusqu'à la gorge et la poitrine. Or le verset ne peut à aucun titre être interprété de la sorte: Or un petit foulard ne pourrait être ainsi tiré vers l'avant pour pendre comme un rideau de façon à couvrir le visage, le cou, la gorge et la poitrine, tout en couvrant également la tête, la nuque et les cheveux, qui étaient généralement portés longs à l'époque.

Deuxièmement, le verset enjoint les femmes d'agir de la sorte avec leurs foulards - les foulards dont elles disposent. Or, il va sans dire que si elles les suspendaient de la sorte devant leur visage, elles ne verraient absolument pas devant elles et seraient ainsi dans l'impossibilité de marcher, ces foulards n'ayant pas été auparavant conçus à trous ou en tulle, par exemple, pour servir à cet effet.

S'il avait été question de faire pendre nécessairement le foulard devant le visage, l'ordre aurait été donné de se procurer des foulards autres que les foulards disponibles, afin de pouvoir marcher tout en se couvrant le visage.

Troisièmement, l'association des termes " daraba " et " 'alâ " ne traduit pas le sens de faire pendre. Comme nous l'avons dit auparavant en nous référant aux spécialistes de la lexicologie et des lettres arabes, la combinaison des termes " daraba " et " 'alâ " rend uniquement le sens de placer telle chose sur telle autre comme un voile, ainsi que l'énonce par exemple le verset disant: Le verset en question signifie donc " Ainsi, lorsque, déterminant les limites du "hijab", il dit " rabattre leurs voiles sur leurs poitrines " et non " sur leurs visages ", il apparaît qu'il n'est ni obligatoire ni nécessaire de voiler le visage.

Je ne me réclâme pas masculiniste et je ne souhaite pas mettre toute les feministes dans le même panier, mais je trouve que souvent, ça dépasse les bornes.

Vous oubliez de mentionner que le système juridique québécois est complaisant avec les femmes! Laissez-faire vos analyses à 5 sous et ayez-donc le courage d'écrire une réalité concernant le Québec! On a qu'a regarder le vidéo du "bon musulman" qui tire sa femme avec une balle dans la tête, avant de s'acharner ensuite.

Le cas typique du mari jaloux qui baise avec tout ce qui bouge en s'imaginant que sa femme a fait pire Sûrement que tu as raison à propos de la plupart de hommes. Ceux qui ne sont jamais sortis du dessous de la jupe de leur mère.

Leur seul modèle féminin qui les a toujours protégés des grands dangers de la vie. Quand ils se retrouvent devant une situation qui les confrontent à une situation négatives nouvelle, môman n'est pu là.

Déstabilisés, impulsifs, égocentriques, orgueuilleux, émotifs, il n'y a plus que leur petit bonheur, qui prend toute la place. Peu importe le statut social, les déficiants sont partout. La seule différence qui en ressort est la capacité d'avoir un "bon" avocat. Moi je crois sincèrement que la parole émotionnelle des hommes est automatiquement occultée par la société. On nous apprends à réprimer nos émotions pour ne pas avoir l'air faible.

Combien de fois avons-nous vu des hommes se faire gifler en public ou donner des coups dans les parties et tout le monde trouve ça normal. Mais qu'une femme reçoive le même traitement et le gars va direct en prison. Sans parler du peu de soutient pour les hommes en difficulté.

Pire encore, des lobbys puissants comme Le Conseil du Statut de la Femme bloque systématiquement tout projet d'investissement pour les hommes en détresse sous prétexte que cela va enlever des ressources pour les femmes. Je crois qu'à force d'avoir toutes leurs difficultés émotionnelles banalisées et ignorées par la société, beaucoup d'hommes explosent. C'est malheureux mais c'est ainsi. C'est franchement stéréotypé, comme toujours, mais après tout c'est pourquoi nous vous lisons et, pour cette fois, vous visez assez juste, monsieur Martineau.

Toutefois, votre raisonnement ne concerne que les gens de notre génération ; les jeunes se fichent bien du vieux clivage homme-femme qui avait cours dans les années soixante l'époque de Papa à Raison. En tant que "polysexuels", ils ne se retrouvent jamais seuls, ni démunis, à moins d'avoir un sérieux problème psychiatrique. Eh oui, les temps ont changé, et les carrés rouges n'ont pas fini de nous le démontrer!

Je me demande qui de vos habitués va rapatrier le sujet de la crise étudiante ici Je viens de le faire Bien d'accord avec votre raisonnement ce matin. Je crois qu'inconsciemment, l'homme sait qu'il trouvera son équilibre avec la présence d'une femme à ses côtés. Les compagnies d'assurances ont des statistiques sur le sujet, quand un époux perd son épouse, ses jours sont comptés je pense que c'est autour de 2 années de survie en moyenne.

Combien d'hommes aussi n'ont aucune aptitude pour la retraite et se tapent une dépression ne sachant que faire des 60 heures semaines qui leur tombent dessus tout à coup. Les femmes ont souvent un plan b et même c dans la plupart des situations. C'est un sujet fascinant, les différences hommes femmes, et trop souvent aussi affreusement désespérant quand cette différence explose en violence envers les enfants et la conjointe.

Tout cela pour tenter d'expliquer pourquoi toute cette folie! Tuer, battre, maintenir dans la dépendance ou la pauvreté d'esprit. Cacher ces femmes sous un voile, un hijab, une burka sociale. Souvent être parent est si gros, si valorisant, si extraordinairement flatteur, que l'orgueuil en prend un coup lors des ruptures. Au delà de l'Amour qui s'est transformé, l'homme et la femme qui ont ce lien avec leurs créatures, ne peuvent gérer cette perte.

Plus fort est ce lien, plus dramatique la rupture ou la guérison impossible. La solitude contre la nature de l'animal social devient plus apparente. La dépression normale peut glisser vers l'innomable selon l'état historique de chacun. Piedmont, Warwick et tant d'autres patlin pleurent à chaque "re-diffusion" de ces films d'horreur. Il y a une vrai raison derrière cela M. Martineau, sans vouloir offenser votre petite psychanalyse de salon.

Les femmes sont plus sociables. Elles ont un plus grand réseau de support. Pour bien des hommes, leurs femmes sont la seule amie intime, la seule confidente. Donc, quand un coup dur survient, une plus grande proportion de femme ont des gens de confiance pour les aider à gérer toutes ces émotions. La question du spectateur émotif, relève du détachement moral comme méchanisme de défense.

Se sentir "pas bon" est normal. Aimer le mal ou être méchant, est un jouissement autodestructeur en bout de ligne. Ne pas vouloir voir comprendre, ni évoluer et de façon nonchalante entretenir ces idées anti-femmes par la banalisation du sexe ou de la place de la femme libre vs. Faire un geste galant par jour, maintenait les relations et le respect avec les femmes autrefois.

Rien est sur derrière les portes de chaque ménage, mais en pleine vue, le minimum de respect commence le bal de nos actions et notre conscience. Les femmes sont-elles en sécurité en société? Ça casserait le party si la morale revenait.

Les jeunes ne savent même pas ce que la galanterie signifie socialement. De la bourgeoisie vous croyez? Aimer c'est beaucoup plus que les bas instincts qui servent uniquement aux hommes. Ni religions, ni politiques, ni mouvements romantiques "des masses" peuvent changer la nature humaine. La dicipline a toujours été mal vue, mais elles est l'outil qui nous libère.

La Galanterie et La morale sont une dicipline qui précèdent l'éducation. Gagner et perdre, contrôler ou perdre, puissance ou faiblesse tout a son juste milieu. Par des petits gestes au quotidien comme dans la théorie du positivisme , nous pouvons nous conditionner à ne pas basculer, traverser la ligne, perdre le nord et reconnaitre les signes d'instabilités.

C'est aussi le but de la politesse. Savoir respecter l'autre devient savoir aimer l'autre. Richard, ce n'est pas exact ce que tu écris. Primo, le type de Warwick en a fini parce qu'il semblerait qu'il gagnait en cour avec des jugements favorables pour lui.

APrès 6 ans de harcèlement, on peut comprendre l'exténuation d'une personne de voir ses enfants se faire molester par le nouveau de son ex. Tertio, pour un homme, le fait de vivre dans un état où la valorisation de la femme est omniprésent, il arrive qu,Un homme finisse par changer de tactique: Richard, comment finirais-tu par agir si ton ex et son nouveau chum molestaient tes enfants?

Tu irais en cour, non? Et si tu gagnes mais que rien ne change, tu ferais quoi? Tu laisserais tes enfants se faire molester? Après 6 ans, on peut dire que la guerre d'usure peut se manifester. On parle souvent des enfants-rois ces temps-ci? À mon avis, c'est un résultat directe d'enfants qui sont maintenant adultes qui n'ont jamais apris le sens du mot "NON" Sauf que la 'crise' pour tout avoir ne s'en tiens plus que sur le bout des allées chez Walmart, ou de faire des trou dans les murs; la 'crise' fini maintenant par ces drames que nous somme témoins depuis quelques années.

Vous mettez là le doigt sur un élément important du problème! On oublie que la culture traditionnelle, non seulement a longtemps favorisé la dépendance financière des femmes envers les hommes mais a aussi favorisé la dépendance affective des hommes envers les femmes.

On n'y pense pas parce qu'on associe encore largement la dépendance affective aux femmes. La dépense affective, ce n'est pas seulement être en amour avec une personne violente, ce peut être aussi l'incapacité de surmonter une rupture qu'on n'a pas initié. La dépendance financière est plus facile à cerner. Les principales conséquences de ces deux dépendances sont évidemment qu'il y a des femmes divorcées qui gardent le "réflexe" de se faire vivre et ne développent pas de compétences pour gérer leurs finances et qu'il y a des hommes qui sont incapables de s'occuper d'eux-mêmes, ni même d'occuper leur temps on voit ça beaucoup chez des nouveaux retraités qui tournent en rond et finissent par devenir dépressifs.

Il y a plein de monde qui une fois dans leur vie se sont sentis désemparés, perdus, anxieux, dépressifs. Ils n'ont rien fait de grave à ceux qu'ils aiment. Les hommes ou femmes qui tuent leurs enfants ou leurs conjoints sont de sales petits égoistes, égocentriques, manipulateurs, vengeurs qui n'aiment personne ou plutôt qui aiment que lorsque cela leur rapporte quelque chose et sinon, paf Le vrai amour, l'amour inconditionnel, ils n'ont jamais connus, trop occupés à s'occuper de leur petite personne et à ne donner que quand leur possession est docile.

On dirait que le système de justice aime que ça traine en longueur. Six ans que ça trainait c'est quasiment assez pour peter les plombs. Je dirais plutôt qu'ils recherchent l'amour qu'ils n'auraient pas reçu de leur mère, toujours en quête de le trouver Une mère qui aime réellement son enfant lui donne confiance en la vie et le rend indépendant émotionnellement. Ne cherchez pas, la clé est là. Les femmes parlent et se confient et n'ont pas peur d'aller chercher l'aide dont elles ont besoin.

Je n'ai pas encore entendu parler d'hommes qui braillent dans les bras de leur meilleur chum et les gars sont encore sous l'impression que voir un psychologue, c'est juste bon pour les fous et "moi chu pas fou stie! Montrer de la vulnérabilité, c'est encore mal vu chez les mecs et ils auraient peur d'être traités de "fifs" s'ils se vidaient le coeur avec un ami.

Pas sûre que l'ami choisi ne tournerait pas ça en ridicule. C'est l'autre partie de l'explication: Un chum de gars va minimiser la situation en disant des choses comme: Un chum de gars va vite perdre patience si la déprime de l'autre dure trop longtemps. Et que s'ils ne trouvent pas d'amis masculins capables de les soutenir, il y a des ressources qui existent et des FEMMES qui pourront les écouter sans qu'elles ne les jugent et pensent qu'ils ont perdu leurs "cojones" parce qu'ils sont temporairement par terre.

Autre piste de solution: Ils ont raté leur vie commune, ils ne devrait pas leur être permis de rater l'éducation de leurs enfants ni de prendre ceux-ci en otage pour faire suer l'ex.

Les enfants devraient avoir le libre accès à leurs 2 parents en tout temps. Pas juste 4 jours par mois, Noël et le jour de l'An en rotation et 2 semaines de vacances C'est normal,la société a éducqué les homme a être des moviettes,a etre proche de leur émotion et d'etre tolérabt etc etc. Autrement dit les hommes ne sont plus des hommes. Moi j'ai été élever a la dur et sa fait de moi un vrai homme a l'ancienne.

Une femme te quitte sur sa fait mal mais la vie continu. Il a 4 million de femmes au Québec si t'arrive pas a te recaser il y a un criss de problème. Comme le disait Goebbels "Si l'on regarde le déclin de ces dernières années, nous devons arriver à la conclusion terrifiante que moins les hommes ont voulu agir comme tels dans la vie publique, plus les femmes ont succombé à la tentation de jouer le rôle des hommes.

La féminisation des hommes mène toujours à la masculinisation des femmes. À une époque où toute idée de vertu et de détermination a été oubliée, il ne faut pas être surpris que l'homme perde graduellement son rôle dans la vie, la politique et le gouvernement, au profit de la femme".

Concernant le féminisme, ce mouvement a toujours combattu la croyance que s'occuper des enfants est un rôle exclusivement réservé au femmes. Même chose pour le rôle de pourvoyeur exclusivement réservé aux hommes et la dépendance financière des femmes. Ce ne sont pas les féministes non plus qui disent qu'un vrai homme, ça ne pleure pas et ça règle ses problèmes par la violence. Si le système favorise encore les mères, il ne faut pas chercher plus loin l'explication: On peut considérer les groupes féministes comme indirectement responsables de la loi de perception automatique des pensions alimentaires mais doit-on éliminer celle-ci parce qu'il y a des femmes qui abusent et revenir comme au temps où la majorité des femmes divorcées ne recevaient pas de pension et tiraient le diable par la queue?

À ce compte-là, autant éliminer l'aide sociale, les prestations de la CSST et les vignettes de stationnement pour handicapés car il y a de l'abus pratiquement partout.

Je reproche au mouvement féministe de ne pas sermonner plus que ça les profiteuses. Les femmes séparées qui refusent l'indépendance financière alors qu'elles auraient la possibilité de prouver qu'elles peuvent y parvenir n'ont tout simplement pas de fierté et ne sont en rien féministes selon moi.

Quant à celles qui s'accaparent le montant de la pension alimentaire pour se payer du luxe au lieu de le consacrer à leurs enfants sont des égoïstes profiteuses, rien de plus. Il y a des pères qui ne demandent la garde partagée que pour ne pas avoir à payer de pension. Paradoxalement, bien des enfants ne verraient leur père qu'une fin de semaine sur deux sans cette loi!

Il y en a d'autres qui n'ont véritablement commencé à s'occuper de leurs enfants que lorsqu'ils en ont eu la garde partagée, réalisant enfin toute la tâche que ça représente. En réalité il n'y as rien qui peut justifier cela mais c'est un fait ,je voit des hommes d'affaire fort intelligent et très puissant mais qui se laissent diriger par des petites connes à la maison,je n'en revient jamais ,d'ou ce pouvoir vient t'il,de la sexualité seulement?

À moins que vous ne connaissiez vous-même la famille de Warwick, ce n'est pas le "nouveau de madame" qui maltraitait les enfants et la violence dont les enfants étaient les victimes était bien connue des proches de la famille, ainsi que l'identité de son instigateur! Selon "les sources fiables" pour paraphraser les journaux. Je me fiche du degré de fatigue, d'exaspération, de frais engagés, de provocations de l'ex.

Je me fiche que l'ex fasse de la vie de l'autre un véritable enfer sur terre. Parce que ça prend juste un gars violent, manipulateur et détraqué pour poser un tel geste. Je n'ai aucune compassion pour ce genre d'hommes. T'as de la violence à sortir? Va tirer des rats au dépotoir ou des cacanes dans le pit de sable. Va courir, prendre des cours de judo ou "d'anger management". Fais ce que tu dois faire mais ne touche pas à tes enfants!

Tous les conjoints font ça. Et certains, jusqu' à l' extrême. En Afghanistan ou au Québec, c' est pareil Sauf qu' ici, nous n' avons pas de AK Pour un homme, une fois que son rêve de famille unie est brisé, il ne reste plus rien. Il est né pour protéger ses enfants. Il le fait comme il peut Il ne veut pas les laisser à un autre homme, soit le nouveau chum, qui va les manipuler pour obtenir leur amour.

C' est le drame des séparations. Nos sociétés n' ont pas fini d' en souffrir. Avec les moeurs des jeunes générations, ça va devenir pire. Regardez les nombreuses noyades de bambins. Pour avoir eu des enfants de l'âge de ceux de Warwick, vous pensez vraiment que les parents sont des années 60?

Turcotte aussi était de cette époque? Mon commentaire est peut-être stupide mais ce qui est irresponsable c'est de se mettre la tête dans le sable! Comment ce père aurait pris soin de ses enfants si il avait tué le nouveau chum de son ex? Et il aurait fallu qu'il tue son ex aussi parce que les probabilités qu'elle se refasse un chum molesteur sont grandes.

Et il aurait fallu, que, dans son double meurtre, il fasse en sorte que ça ne paraisse pas comme un meurtre pour ne pas aller en prison. Parce que les enfants auraient été en foyer d'accueil et on sait tous que TOUS les foyers d'accueils sont sains! Les animaux ont parfois ce comportement quand ils se sentent coincés. Pourquoi renier certains de nos comportements? C'est renier ce genre de comportement qui est irresponsable!

Et parfois retourne à l'église et prie davantage J'en connais des hommes et pas mal qui sont morts 20 ans après leur femme! Mais je crois que c'était dans les générations précédentes!!! Tout ça pour dire que le monsieur de Warwick et les autres dans son cas, étaient, à mon humble avis de non-experte, des dépendants affectifs immatures incapables d'assumer leurs épreuves qui arrivent immanquablement dans la vie.

Ce qui n'est pas si commun de nos jours!! Faites la paix entre vous pardonnez il en va de votre porpre bonheur personnel,la rancune cest un poison au coeur,elle nest pas parfaite comme vous nêtes pas parfait.

C'est juste que pour moi, l'idée du couple québécois d'aujourd'hui: Ton argent, tes affaires. Cette idée est fondamentalement contraire à la définition de ce que devrais être un couple. Vous n'êtes que des amis qui ont décidé de vivre ensemble et qui se préparent déjà à quitter le bateau au moindre petit problème. Pas pour moi, non merci! Pourtant, je n'ai jamais pensé au suicide et il ne me viendrait jamais à l'esprit d'être violent envers les autres. Dans le pire des scénarios, je pourrais peut-être comprendre qu'une personne veuille tuer son ex mais je ne comprendrai jamais qu'une personne puisse tuer ses enfants.

Tant qu'on dira que la violence fait aux hommes est une exception les choses ne changerons pas!! Tant que la justice et même les services sociaux donneront plus de droit aux femmes qu'au hommes les choses ne changerons pas plus. L'égalité entre hommes et femmes ces un rêve qui n'est pas prêt de se réaliser.

Le lobby féministe est puissant. Ne toucher pas a leur subvention sous peine d'avoir une manifestation. Homme ne vous regrouper pas, car vous aller passer pour des anti-féministes. De plus vous aurez aucune reconnaissant médiatique. Faut faire des coup d'éclat pour être vu. Les hommes ont besoin d'aider et les budget ne sont pas la. Il es plus facile de donner de l'argent pour les femmes battu que d'investir pour aider les hommes.

N'empêche que de tuer ses enfants pour les protéger ou pour arrêter de souffrir c'est égoïste. Je devrais vous présenter à mon père: Quand j'étais petite, il pétait les plombs régulièrement car la seule émotion qu'il était capable d'exprimer était la rage et il ne s'en privait pas avec moi et ma mère!

Souffrant d'alcoolisme en plus de violence, pour rien au monde il n'aurait admis avoir un problème et serait allé chercher de l'aide! Vous croyez vraiment que le fait de dire aux hommes de refouler leurs émotions prévient la violence familiale? Vous avez une étude pour prouver que plus un homme s'exprime et plus il est violent? J'avais essayé de me refaire une union avec une femme,mais c'était bien compliqué!

Elles en voulaient des choses les dames pour du monde qui avaient si peu a offrirs. Je regarde bien de mes amis en couple et me dit que je ne suis pas prêt a ré-endurer ça! Mais je sais qu'il y a peu de gens comme moi!

J'avais lu quelque part je ne me souviens plus où désolée que les femmes avaient toujours été considérées plus émotives par rapport à leur facilité à communiquer leur émotions alors que les hommes étaient vus comme étant plus rationnels. On se rend cepndant compte que c'est le contraire. Les femmes seraient plus rationnelles donc plus en mesure de faire la part des choses dans leus émotions. Elles sont déçues, tristes ou en colère, c'est différent et de reconnaître et catégoriser leurs sentiments prmettrait de mieux les exprimer.

Alors que les hommes, ont plus de mal à nuancer. Ils se sentent mal, ils se poussent ou deviennent agressifs. D'où leurs actes souvent incompréhensibles, au proportions parfois démesurées. Les enfants étaient des pré-ados et donc pouvaient avoir leur mot à dire sur la garde.

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En réalité, ces exégètes n'ont pas vu une contradiction entre la teneur du verset de la sourate La Lumière et celle du verset de la sourate Les Coalisés. Ils ont considéré le premier comme un commandement global et permanent, qu'il soit ou non question d'importunité. Et le second comme spécifique à des circonstances dans lesquelles la femme libre ou la femme en général se fait importuner par des vauriens.

On déduira du verset faisant suite au verset en question que les individus qui importunent dans les rues les femmes [musulmanes] méritent selon la loi islamique une sévère punition. Nous te lancerons très certainement en campagne contre eux et ils ne resteront plus longtemps dans ton voisinage. Le minimum de ce que l'on puisse déduire de ce verset est leur exil de la société islamique. Plus la société accorde d'importance à la pudeur et à la pureté, et plus sont sévères les punitions qu'elle destine aux traîtres, et inversement.

Nous voulons à présent examiner du point de vue du "Fiqh" la limite du "couvrement" qui incombe à la femme en Islam, compte tenu de tous les arguments pour et contre contenus dans la question. Nous précisons une fois encore que notre discours est un discours scientifique et non juridique. Nous exposerons ce qui constitue notre opinion personnelle, or chacun de vous doit se conformer dans la pratique au " fatwa " de son " mujtahed ".

Il est nécessaire en premier lieu de spécifier les questions qui sont formelles et indubitables du point de vue du " Fiqh " islamique, avant de se pencher sur les questions qui sont discutables et font l'objet de différends. Cette question relève de la nécessité et de l'évidence, et il n'existe à ce propos de différend ou de doute ni du point de vue du Coran et du Hadith, ni du point de vue "sentenciel".

Ce qui est sujet à discussion est le "couvrement" du visage et des mains. Il se peut que l'on reconnaisse la non-obligation pour la femme de couvrir son visage et ses mains, tout en optant pour l'interdiction de regard de la part de l'homme.

Il ne faut pas croire qu'il y a interdépendance entre ces deux questions. De la même façon que si, du point de vue du fiqh, il est incontestable qu'il n'incombe pas à l'homme de se couvrir la tête, ce n'est pourtant pas une raison pour qu'il soit permis à la femme de regarder la tête et le corps masculins. Cependant, si nous reconnaissons telle licence en matière de regard, il nous faudra également reconnaître l'absence d'obligation [correspondante] en matière de "couvrement"; car il est fort improbable que le regard masculin sur le visage et les mains de la femme soit permis si leur "dévoilement" est interdit à la femme.

Nous expliquerons par la suite que si parmi les anciens délivreurs de "fatwas", on n'en peut trouver aucun qui reconnaisse l'obligation [pour la femme] de se couvrir le visage et les mains, il en est par contre qui considèrent le regard [de l'homme sur eux] comme interdit.

Regarder par volupté signifie regarder dans l'intention d'en tirer jouissance. Quant au regard hasardeux, il ne désigne pas un regard par volupté ou par curiosité impudique; néanmoins, la caractéristique de l'observateur et de son intention est globalement telle qu'elle est dangereuse et laisse craindre que le regard n'engendre un faux-pas. Les seuls cas qui font exception est le regard qui prélude à la demande en mariage, qui est alors permis même s'il y a volupté -comme c'est en général effectivement le cas.

Cela, bien entendu, à condition que le dessein de l'homme soit véritablement le mariage, à savoir qu'il veuille réellement voir la femme en vue du mariage, et qu'il l'ait déjà agréée du point de vue des autres caractéristiques prises en compte. Et non qu'il prenne l'intention du mariage comme prétexte à des regards impudiques. La Loi Divine n'est pas semblable aux lois humaines pour que l'on puisse se donner bonne conscience par un subterfuge; là, c'est la conscience humaine qui gouverne et Dieu Très-Haut, Auquel rien n'est caché, Qui tient les comptes.

II faut ainsi dire qu'en vérité, il ne s'agit pas d'une exception: C'est le regard à dessein de volupté qui est formellement interdit, et ce qui, là, ne pose pas d'inconvénient est que celle-ci apparaisse fortuitement.

Les jurisconsultes ont stipulé qu'il n'est pas permis de regarder des femmes afin d'en choisir une parmi elles. Ce n'est permis à l'homme qu'en ce qui concerne une femme déterminée qui lui a été présentée et à propos de laquelle il s'interroge, dépourvu d'indécision de tous les points de vue, si ce n'est du point de vue du visage et du corps, voulant s'assurer qu'il l'agrée ou pas.

Abordons à présent le problème du "couvrement" du visage et des mains. La question du "couvrement", suivant qu'il soit obligatoire ou non de couvrir le visage et les mains, revêt deux philosophies totalement différentes.

Si nous considérons comme nécessaire le "couvrement" du visage et des mains, nous sommes en vérité partisans de la claustration de la femme et de l'interdiction pour elle d'accéder à tout type d'activité, sauf dans le cadre spécifique du foyer ou dans les milieux exclusivement féminins. Mais si, tout en considérant comme nécessaire le "couvrement" du reste du corps féminin et en tenant pour interdit tout acte provoquant, ainsi que pour les hommes le regard par plaisir ou hasardeux, si donc nous ne considérons pas comme obligatoire le "couvrement" du visage et des mains - et cela à condition qu'ils soient dépourvus de tout artifice attirant l'attention, excitant ou provoquant—le problème revêt un autre aspect et nous sommes alors les partisans d'une autre philosophie, selon laquelle il n'est pas nécessaire que la femme soit refoulée et recluse à l'intérieur de la maison.

Dans le cas contraire, ce n'est par contre pas permis. En un mot, le visage et les mains constituent la frontière entre la claustration et la non-claustration de la femme, et les objections que font les adversaires du "couvrement" valent dans la mesure où nous considérons comme nécessaire le "couvrement" du visage et des mains. Si la femme n'y met pas de mauvaise volonté et se refuse à sortir dévêtue, le fait de revêtir un vêtement simple couvrant tout son corps et sa tête à l'exception du visage et des mains n'entravera aucune activité extérieure.

C'est au contraire l'exhibition de son corps, la coquetterie, le port de vêtements étroits et de modes hétéroclites qui font d'elle un être futile et inactif tenu de consacrer tout son temps à protéger ses positions. Nous expliquerons sous peu, tout comme nous l'avons déjà dit en citant d'anciens exégètes, que l'exception du visage et des mains vise à abolir l'incommodité et à rendre possible l'activité de la femme, et que c'est selon ce critère que l'Islam ne l'a pas rendu obligatoire.

Plusieurs raisons permettent de dire que le "couvrement" du visage et des mains n'est pas obligatoire. Premièrement, le verset du "couvrement", qui est le verset 31 de la sourate La Lumière , et qui vise à énoncer ce devoir et à en déterminer les limites, n'a pas tenu pour nécessaire de couvrir le visage et les mains.

Dans ce verset, on peut s'appuyer sur les deux proposition suivantes:. Au sujet de la première proposition, nous avons vu que la plupart des exégètes et l'ensemble des Traditions ont considéré la teinture pour les mains et le khôl, les bagues, les bracelets, etc.

Ceux qui tiennent pour obligatoire le "couvrement" du visage et des mains doivent considérer l'exception " illâ mâzahar " comme se réduisant aux vêtements de dessus. Or une telle teneur de l'exception est fort improbable et va à rencontre de l'éloquence coranique.

Le fait de cacher les vêtements du dessus, étant infaisable, n'a pas besoin d'être excepté. En outre, c'est lorsqu'une partie du corps est apparente que le vêtement peut être considéré comme une parure. On peut dire par exemple des femmes sans "couvrement" que leur vêtement est une de leurs parures, mais si la femme se couvre tout le corps d'un vêtement enveloppant, un tel vêtement ne sera pas considéré comme une parure.

Ainsi, on ne peut réfuter le fait que le verset excepte bien une partie des atours corporels, et la clarté des Traditions ne laisse subsister aucun doute. Au sujet de la seconde phrase, il faut noter que le verset indique la nécessité de couvrir la gorge; or étant donné qu'il énonce des limites, il aurait également énoncé la nécessité de couvrir le visage si tel avait été le cas.

Le " khomar " est destiné à couvrir la tête: Quant au fait de savoir s'il faut également couvrir avec ce fichu une partie du corps autre que la tête, cela dépend de la façon dont c'est exprimé. Or le verset parlant uniquement de rabattre les deux pans du fichu sur la poitrine, il apparaît que ce n'est obligatoire que dans une telle mesure. Peut-être imaginera-t-on que "rabattre leur voile sur leur poitrine" signifie accrocher un foulard, comme un rideau, devant le visage, de façon à couvrir jusqu'à la gorge et la poitrine.

Or le verset ne peut à aucun titre être interprété de la sorte: Or un petit foulard ne pourrait être ainsi tiré vers l'avant pour pendre comme un rideau de façon à couvrir le visage, le cou, la gorge et la poitrine, tout en couvrant également la tête, la nuque et les cheveux, qui étaient généralement portés longs à l'époque. Deuxièmement, le verset enjoint les femmes d'agir de la sorte avec leurs foulards - les foulards dont elles disposent.

Or, il va sans dire que si elles les suspendaient de la sorte devant leur visage, elles ne verraient absolument pas devant elles et seraient ainsi dans l'impossibilité de marcher, ces foulards n'ayant pas été auparavant conçus à trous ou en tulle, par exemple, pour servir à cet effet.

S'il avait été question de faire pendre nécessairement le foulard devant le visage, l'ordre aurait été donné de se procurer des foulards autres que les foulards disponibles, afin de pouvoir marcher tout en se couvrant le visage. Troisièmement, l'association des termes " daraba " et " 'alâ " ne traduit pas le sens de faire pendre. Comme nous l'avons dit auparavant en nous référant aux spécialistes de la lexicologie et des lettres arabes, la combinaison des termes " daraba " et " 'alâ " rend uniquement le sens de placer telle chose sur telle autre comme un voile, ainsi que l'énonce par exemple le verset disant: Le verset en question signifie donc " Ainsi, lorsque, déterminant les limites du "hijab", il dit " rabattre leurs voiles sur leurs poitrines " et non " sur leurs visages ", il apparaît qu'il n'est ni obligatoire ni nécessaire de voiler le visage.

Un autre point qu'il faut évoquer ici a trait à la manière dont les femmes musulmanes portaient le fichu avant la révélation de ce verset. Comme nous l'avons dit auparavant, elles faisaient passer le foulard derrière leurs oreilles et en jetaient les pans derrière elles, découvrant ainsi leurs oreilles, leurs boucles d'oreille, leur cou et leur gorge. Lorsque dans un tel contexte, l'ordre [leur] est donné de rabattre leur foulard sur leur poitrine, un tel commandement a pour sens de rapporter vers l'avant les deux pans du foulard à droite et à gauche et de les rabattre sur la poitrine de façon à ce qu'ils se croisent.

L'application de ce commandement fait que les oreilles, les boucles d'oreille, le cou et la poitrine soient couverts tout en laissant le visage à découvert. Il ne fait à notre avis aucun doute que le verset en question exprime bien ce sens. Considérant qu'il énonce les limites du "couvrement", et que selon les jurisconsultes, la négligence n'est pas permise dans l'énonciation, nous en déduisons de façon catégorique que le "couvrement" du visage n'est pas obligatoire.

C'est-à-dire que la question du visage et des mains y a été présumée résolue et évidente. Nous en mentionnons ci-dessous quelques exemples:. A- Au sujet de l'interdiction de regard sur la belle-soeur soeur de l'épouse: Ahmad Baznati, un des éminents compagnons de l'Imam Réza, raconte qu'il demanda à l'Imam s'il est permis à l'homme de regarder les cheveux de la soeur de son épouse.

Nous remarquerons qu'à la fois dans la première question de cette Tradition et dans la dernière réponse de l'Imam, sont mentionnés les cheveux et non le visage. Il apparaît que le fait que le visage soit excepté était évident pour les interlocuteurs. On ne saurait aucunement présumer par exemple qu'il est permis de regarder les cheveux et les avant-bras des femmes âgées et non leur visage, bien que le visage n'ait pas été mentionné dans la réponse à la question de savoir dans quelle mesure il est permis de regarder.

B- Au sujet du jeune garçon: Là encore, c'est de couvrir les cheveux dont il est question, et non le visage, Les Traditions de teneur analogue abondent dans les recueils de hadiths. Peut-être rétorquera-t-on que les cheveux ont été mentionnés à titre d'exemple, pour cette raison que le corps ne l'a pas été tandis que nous savons qu'il est nécessaire de le couvrir.

Nous répondrons que si le "couvrement" du visage avait été obligatoire, il aurait convenu que ce soit lui qui soit mentionné à titre d'exemple, en tant que partie du corps ayant dans la pratique le plus de chance d'être découverte, l'obligation de couvrir les autres parties du corps étant automatiquement déduite lorsqu'est énoncé le "couvrement" du visage.

C- Au sujet des femmes d'" Ahl-ul dhimat " Sokouni a rapporté ces propos de l'Imam Sâdeq: Abu'l Bakhtari rapporte ces propos de l'Imam Ali: Mais les autres jurisconsultes sont d'avis qu'il n'y a pas d'inconvénient à regarder toute partie de leur corps qu'elles ont l'habitude de découvrir en public, même si elles en découvrent davantage qu'au temps du Prophète.

D- Au sujet des femmes nomades: Cette Tradition et les Traditions analogues témoignent du fait que le visage et les mains n'ont fait l'objet d'interrogation en aucune circonstance, et ceci pour cette raison que la non nécessité de les couvrir était formelle et indubitable pour les narrateurs et ne faisait pas le moindre doute.

Nous avons dit auparavant qu'il n'est aucunement présumable qu'ils aient tenu pour nécessaire de couvrir le visage tout en doutant du "couvrement" des cheveux. Bien entendu, la non nécessité de couvrir le visage et les mains n'implique pas la licence de regard, tandis que la licence de regard implique la non nécessité de les couvrir.

Nous avons auparavant cité certaines de ces Traditions à propos du verset " Dis aux croyantes A- Mas'ada ibn Zorara rapporte que l'Imam Sâdeq, interrogé au sujet des charmes que la femme peut dévoiler, répondit: D- Abi Ja'far rapporta un récit de Jaber dont voici succinctement la teneur: Celui-ci salua en demandant la permission d'entrer, que Fatima lui accorda. Couvre-toi la tête avec les pans de ton vêtement.

Lorsque nous entrâmes Je remarquai que le visage de Fatima était fort jaune. Le Prophète pria Dieu de rassasier sa fille. Après l'invocation du Prophète, le visage de Fatima se colora de rose, et il me semblait voir le sang circuler sous la peau de son visage.

Dés lors, Fatima ne connut plus la faim" Ce hadith indique très clairement que le "couvrement" du visage féminin n'est pas obligatoire et qu'il est permis de le regarder. Il serait vraiment inconcevable de prétendre que découvrir le visage relève de l'interdit en temps normal tout en étant obligatoire dans l'état d'" ihrâm ".

On peut déduire de certaines Traditions que le "découvrement" du visage de la femme en état d'" ihrâm " correspond au "découvrement" de la tête pour l'homme, afin que le " mohrem " supporte les effets du froid et de la chaleur. Or l'Islam, ayant voulu maintenir telle quelle la loi du "couvrement", n'a donné à la femme que l'ordre de se découvrir la tête et s'est contenté du non "couvrement" du visage.

Car au sein des jurisconsultes, nul n'a jamais dit que l'Islam a voulu faire une exception au "couvrement" dans le cas de l'" ihrâm ". En contre-partie, les arguments suivants ont été avancés en faveur du caractère obligatoire du "couvrement" du visage et des mains:. S'il est vrai que le sens apparent des versets et des Traditions est qu'il n'est pas nécessaire de couvrir le visage et les mains, on ne peut pourtant nier que le comportement de personnes très pratiquantes va à l'encontre de ce principe.

La ligne de conduite " sirat " n'est pas une chose que l'on peut aisément ignorer. Si la conduite des musulmans de l'avènement de l'Islam à nos jours a véritablement été telle, de façon constante et continue, qu'ils ont considéré le "couvrement" du visage et des mains comme nécessaire, ceci constituera une preuve claire du fait que ce fut une leçon que les musulmans apprirent du Noble Prophète et des Purs Imams.

La "ligne de conduite continue" des musulmans s'inspire par définition de la ligne de conduite du Prophète, laquelle constitue évidemment une preuve légale. Dans nombre de cas, les jurisconsultes se fondent sur la ligne de conduite pour confirmer les principes. Ils disent par exemple au sujet du rasage de la barbe que la preuve la plus solide de son interdiction est la ligne de conduite des musulmans, qui s'en abstiennent là, bien entendu, il a été objecté que du non-rasage de la barbe, d'usage parmi les musulmans, on peut déduire que le port de la barbe n'est pas interdit, mais non le fait qu'il soit obligatoire, car il se peut qu'il soit simplement recommandé ou permis.

On s'est également appuyé sur la ligne de conduite des musulmans à propos de la question du "couvrement". En réponse à un tel raisonnement, nous devons prêter attention au point historique et social suivant: Si le "couvrement" n'était pas de coutume chez les arabes et qu'il y fut engendré par l'Islam, il avait cours chez les peuples non arabes sous les formes les plus sévères.

En Iran et chez les juifs et les peuples qui s'inspiraient de la pensée juive, existait un " hijab " bien plus sévère que ce que prescrit l'Islam. Chez ces peuples, le visage et les mains étaient également couverts, et chez certains même, il s'agissait non de couvrir les charmes et le visage de la femme, mais de la cacher, et cette pensée s'était muée en un usage strict et sévère. L'Islam, s'il n'a pas rendu obligatoire de couvrir le visage et les mains, ne l'a pas interdit non plus, à savoir qu'il ne s'est pas soulevé contre le "couvrement" du visage et n'a pas rendu obligatoire de le laisser découvert, et par conséquent, les peuples non arabes devenus musulmans suivirent leur ancienne habitude.

Au contraire, comme nous l'avons fait remarquer auparavant, l'exception du visage et des mains est une autorisation facilitatrice: Pourtant, à supposer qu'il ait existé une telle ligne de conduite, cela ne constitue pas une preuve du caractère obligatoire du "couvrement" du visage et des mains.

En outre, une telle ligne de conduite n'a existé ni à l'époque du Prophète et des compagnons, ni à celle des Purs Imams. Des recoins de l'Histoire, il ressort que la ligne de conduite des musulmans aux premiers siècles de l'Islam a été très différente de ce qu'elle fut aux siècles suivants, en particulier après le brassage du peuple arabe avec les autres peuples et surtout à la suite de l'influence exercée par les us et coutumes de l'Empire Romain oriental d'une part et par les traditions iraniennes d'autre part, à tel point que nombre d'historiens occidentaux dépourvus d'une connaissance juste des textes islamiques se sont figurés qu'à la base, l'Islam n'a pas donné de commandements à propos du "couvrement", et que tous ont été communiqués aux musulmans de l'extérieur du monde de l'Islam.

Nous en avons rapporté les propos dans le premier chapitre de cet ouvrage. Bien entendu, comme nous l'avons fait remarquer auparavant, ces propos ne sont rien de plus que des non-sens. L'Islam contient des commandements formels au sujet du "couvrement" et a également en vue une philosophie particulière en la matière. Il apparaît au contraire d'après certains récits que la pratique des " ma'sumin " ne fut pas non plus conforme à ce qui est devenu courant au cours des derniers siècles dans le monde islamique.

Se fonder sur la ligne de conduite des musulmans requiert une investigation historique profonde. Des milliers de mutations paisibles et progressives apparaissent en pratique dans le comportement des peuples, que l'histoire s'abstient d'enregistrer parce qu'ils ne s'accompagnent pas d'un événement bruyant.

Par exemple, tant de changements se produisirent au cours des siècles en matière de mode vestimentaire masculine qu'ils ne sont pas recensables. Telle que nous avons expliquée la ligne de conduite, on ne peut plus la considérer comme s'inspirant de la ligne de conduite prophétique ni comme une leçon du Noble Prophète, et elle ne constitue point une preuve légale. Quand bien même nous pourrions prouver l'existence d'une telle ligne de conduite chez la personne du Prophète, cela ne constituerait pourtant pas une preuve d'obligation, mais uniquement une preuve de licence et au maximum de "préférabilité".

Comme nous l'avons fait remarquer dans le commentaire du verset " Chahid Thâni, dans son ouvrage intitulé Al-Massâlik , écrit en abordant cette question: En premier lieu, pour cette raison qu'il fut également rapporté à l'encontre d'un tel consensus, à savoir que la "ligne de conduite" des musulmans a toujours été telle que les femmes laissaient découverts leur visage et leurs mains.

Précédemment, l'auteur énonce en ces termes un des arguments des tenants du maintien à découvert du visage et des mains: Une autre raison qui a été avancée en faveur de la nécessité de couvrir le visage et les mains est que le critère, c'est-à-dire cette philosophie qui rend nécessaire le "couvrement" des autres parties du corps, implique que le visage et les mains soient également couverts. La philosophie du "couvrement" des autres parties du corps n'est-elle pas dûe à leur côté séducteur?

Or la beauté du visage et son côté séducteur ne sont pas moindres que ceux de certaines parties du corps, bien au contraire. Par conséquent, il ne serait pas sensé que soit par exemple obligatoire le "couvrement" des cheveux à cause de leur beauté et de leur caractère séducteur, mais pas celui du visage qui est pourtant le centre des beautés de la femme.

En Islam, est prohibée toute chose qui excite le désir et ruine la pudeur et la chasteté: En réponse à ce raisonnement, nous dirons que sans aucun doute, le caractère non obligatoire du "couvrement" du visage et des mains ne vient pas de ce que le critère et la philosophie essentielle du "couvrement" ne le concernent pas.

Comme nous l'avons fait remarquer auparavant en citant les anciens commentateurs, un autre critère exige que dans ce cas soit faite une exception. Ce critère est le suivant: Comme nous l'avons également dit auparavant, le "couvrement" du visage et des mains constitue la frontière entre la claustration et la non-claustration de la femme, et la signification et l'effet du "hijab" changent totalement suivant que l'on ajoute ou que l'on supprime cette partie.

Pour éclaircir davantage la question, il nous faut expliquer une expression appartenant à la terminologie du Fiqh: Certains actes ou pratiques sont dépourvus à la fois d'un intérêt qui motive que le législateur les rende obligatoires et d'une nuisance qui rende nécessaire son interdiction. Dénués d'un critère en faveur de leur obligation ou de leur interdiction, ils sont considérés comme licites " mobâh " , et c'est la raison pour laquelle ils sont appelés licites "non nécessaires".

Ils représentent peut-être la plus grande partie des "licites". Mais certains autres actes ou pratiques doivent leur caractère licite à l'existence d'une logique qui implique leur autorisation.

A savoir que si la Loi religieuse n'autorisait pas ces actes, cela aurait certainement des conséquences négatives. Ce type de "licites" est appelé "licites nécessaires". Il se peut qu'il existe dans l'accomplissement ou dans l'abstention de ce type d'actes un intérêt ou une nuisance, mais à cause d'un intérêt plus important qui en rend nécessaire l'autorisation, la Loi religieuse les a établis comme permis, renonçant au premier critère.

Les "licites" établis comme tels à cause de la gêne 45 appartiennent à cette catégorie. La Loi religieuse, compte tenu du fait que l'interdiction de certains actes rendrait aux gens l'existence difficile, s'abstint de les interdire. Le problème du divorce en constitue le meilleur des exemples. Selon l'Islam, le divorce est sans aucun doute un acte exécrable, à tel point qu'il l'a désigné comme le pire et le plus détestable des licites. Néanmoins, la Loi religieuse ne l'a pas interdit, accordant à l'homme le droit de divorcer de sa femme.

Là se pose la question suivante: Et s'il n'est pas exécrable, pourquoi toute cette réprobation à son sujet? Et que signifie dans le principe l'expression "le plus détestable des licites"? Le Noble Prophète en eut vent et dit: Néanmoins, si Abou Ayoub avait divorcé de son épouse, le Prophète n'aurait pas dit que ce divorce est nul. Quelle est la clef de ce problème? Effectivement, il se peut qu'une chose soit abhorrée à la mesure d'un interdit et davantage encore que la plupart des interdits, sans être néanmoins interdite en vertu d'un certain intérêt.

La clef de ce problème en matière de divorce est que l'Islam ne veut pas édifier le mariage sur la contrainte, mais sur l'affection. L'amour et l'affection n'obéissent pas à la contrainte et il ne serait pas juste que la loi veuille enchaîner la femme à son époux. Lorsqu'il n'existe pas d'affection entre mari et femme, l'infrastructure de la famille s'anéantit naturellement. En particulier si l'aversion provient de l'homme En effet, si l'homme est aimant, la femme qui selon sa nature cherche à être aimée sera aimante elle aussi Aussi la clef du cercle familial est-elle entre les mains de l'homme, et dés lors que disparaît son amour, le cercle familial se démembre naturellement.

Un tel centre, qui doit reposer sur l'affection, l'amour et l'intimité, ne peut être maintenu par la contrainte et la force de la loi L'Islam a envisagé des mesures destinées à empêcher l'apparition de froideur et d'indifférence entre les conjoints, et à faire graviter l'homme, tel une phalène autour d'une bougie, autour de l'existence de son épouse; néanmoins, si apparaissent des causes d'insatisfaction et de séparation et que l'homme veut divorcer de sa femme, l'Islam ne s'y oppose pas tout en considérant cela comme fort malséant, car il n'y a plus d'autre solution.

La plupart des exceptions en matière de " hijab " appartiennent à cette catégorie, qu'elles concernent les " mahârem " ou la mesure du "couvrement". Par conséquent, plus la femme est couverte vis-à-vis des " mahârem " - autres que l'époux - et mieux c'est. Si l'excitation de la sensualité est pratiquement nulle en ce qui concerne les " mahârem " au premier degré comme le père, le fils, l'oncle ou le frère, le pouvoir d'attraction d'une femme, en particulier si elle est jeune et belle, n'est pas sans effet vis-à-vis des " mahârem " des degrés suivants, en particulier des " mahârem " ''causals'' comme le beau-père et le beau-fils.

L'autorisation de la Loi religieuse à ce propos a pour raison d'être la nécessité de fréquentation et les nombreuses relations inévitables entre " mahârem ". Pensez combien la vie familiale serait difficile si la femme devait se couvrir vis-à-vis de son frère ou de son père. En ce qui concerne le père et l'oncle, et même le frère, le désir sexuel n'existe pas par nature, si ce n'est chez les individus dépravés et anormaux; mais en ce qui concerne le beau-fils, l'essentiel du critère est bien la gène et l'embarras.

Ce critère de gène et d'embarras du caractère licite de l'abstention de "couvrement" vis-à-vis de certains " mahârem ", nous le déduisons du verset 58 de la sourate La Lumiére:. Certains exégètes, comme l'auteur du Kackchâf, ont également fait remarquer ce point à propos de ce verset. Comme nous l'avons dit à maintes reprises, ces exceptions proviennent de la gêne et non du fait que le critère d'interdiction n'existe pas. Par conséquent, plus le "couvrement" est respecté et mieux c'est: Nul instinct n'est plus rebelle et plus vulnérable que l'instinct sexuel.

Les précautions et les recommandations de l'Islam, basées sur l'éloignement des femmes et des hommes étrangers dans la mesure où cela n'engendre pas de gêne ou de paralysie, sont fondées sur ce principe psychologique, que la psychologie et la psychanalyse confirment sans réserve.

L'Histoire et les anecdotes témoignent de ce qu' une rencontre, un échange de regards ont parfois disloqué la base d'une famille en l'espace d'un instant. On peut se reposer sur le pouvoir de la piété et de la foi face aux facteurs de tous les péchés, sauf pour les péchés relatifs à l'instinct sexuel.

L'Islam n'a jamais considéré le pouvoir de la piété et de la foi, qui sont pourtant les plus grands des pouvoirs éthiques, comme un garant vis-à-vis des provocations et des intrigues de cet instinct. Le troisième des arguments de ceux qui ont considéré comme nécessaire le "couvrement" du visage et des mains est une Tradition rapportée dans les livres de hadiths, dont voici la teneur: Lors du Pèlerinage d'Adieu, une femme se rendit auprès de l'Envoyé de Dieu pour le questionner au sujet de quelque problème.

Fazl ibn Abbas chevauchait derrière lui la monture du Prophète. Des regards furent échangés entre Fazl et la femme, le Prophète se rendit compte que tous deux se fixaient du regard, et que la jeune femme, au lieu de prêter attention à sa réponse, était toute à Fazl, qui était un beau jeune homme dans la fleur de l'âge. Le Noble Prophète fit pivoter de la main le visage de Fazl en disant: Chahid Thâni, dans Massâlik , répond en ces terme à une telle argumentation: Nous commenterons ainsi les propos de Chahid: En second lieu, le Prophète lui même, en répondant à la question de la femme, regardait son visage pour s'être rendu compte que cette femme fixait avidement du regard le beau visage de Fazl.

Troisièmement, le contexte de ce récit rapporte que l'échange de regard de ces deux derniers était sensuel. Or il ne fait pas de doute que ce type de regard est interdit " harâm " , et c'est la raison pour laquelle le Noble Prophète, portant la main par-derrière, tourna le visage de Fazl dans une autre direction afin qu'il cesse de regarder cette femme et inversement.

Quatrièmement, après cet incident, il n'a pas non plus ordonné à la femme de se couvrir le visage, s'étant uniquement opposé en pratique aux regards sensuels de ces deux-là. Dans le Livre du Mariage , rapportant ce hadith de la part des partisans du "couvrement" du visage et de l'interdiction du regard, Cheikh Ansari écrit: Un autre des arguments de ceux qui tiennent pour nécessaire le "couvrement" du visage est que l'autorisation ayant été donnée à celui qui a l'intention de se marier de regarder le visage de la femme qu'il a en vue, cela signifie que le regard n'est pas permis à celui qui n'en a pas l'intention.

Citons certaines des Traditions en la matière:. Moghira ibn Chubah demanda la main d'une femme. Le Prophète l'apprit et lui dit: De l'Imam Sâdeq sont rapportés les propos suivants: Premièrement, le regard du prétendant diffère du regard des autres. Il regarde avec les yeux d'un "acquéreur" et a ainsi une vision "autonome" qui n'est ordinairement pas dénuée de délectation.

Aussi les jurisconsultes disent-ils que le regard du prétendant ne présente pas d'inconvénient tout en sachant qu'il en résulte de la délectation - sa finalité devant être bien entendu l'investigation et non la délectation elle-même.

Un autre que prétendant, par contre, s'il ne veut pas regarder à dessein d'en tirer jouissance, aura un regard "intrinsèque" et non "autonome". Nous avons énoncé dans le commentaire du verset 31 de la sourate La Lumiére la différence entre ces deux types de regards, que nous résumerons ainsi:. Celui qui n'a pas en vue la demande en mariage ne doit pas jauger la femme avec un regard fixe et des yeux d'acquéreur, mais ceci n'est pas incompatible avec le fait que soit autorisé le regard de façon "intrinsèque" sur le visage d'une femme, c'est-à-dire dans la mesure nécessaire à la conversation.

Deuxièmement, en ce qui concerne le regard qui prélude à la demande en mariage, ainsi que l'indiquent d'autres Traditions et que les jurisconsultes en délivrent sentence, la licence de regard ne se réduit pas au visage et aux mains, mais concerne la totalité des charmes féminins.

Citons à titre d'exemple deux Traditions à ce sujet:. C'est-à-dire que ce que l'on investit dans la vie conjugale est plus précieux que tout. Il est clair qu'il ne s'agit pas là du douaire, car la valeur financière du douaire ne représente pas le plus élevé des prix.

Cela signifie plutôt qu'il veut passer sa vie en sa compagnie. En troisième lieu, notre exposé concerne pour le moment la nécessité de couvrir le visage et les mains et non la licence de regard pour l'homme. A supposer que les Traditions indiquant qu'il est permis au prétendant de regarder le visage de la femme élue signifient en contrepartie qu'il n'est pas permis au non prétendant de le faire, ceci constitue une preuve de la non-licence de regard pour l'homme sur le visage de la femme étrangère, et non de l'obligation pour la femme de couvrir visage et mains.

Un autre argument auquel il peut être fait référence est le verset qui dit: Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de ramener sur elles leurs voiles Cette argumentation se base sur l'idée que " ramener sur elles leurs voiles " signifie par allusion "se couvrir le visage de leurs voiles", comme l'ont interprété nombre d'exégétes tels que Zamakhchari dans Kachchâf et Fayd dans Sâfi.

Or dans le chapitre intitulé " Les limites de la pudeur " nous avons établi que cette interprétation n'a aucun fondement. Nous avons confirmé l'opinion de certains autres exégètes tels que l'auteur du commentaire Al-Mizân Autant que nous nous souvenions, aucun jurisconsulte ne s'est appuyé sur ce verset à titre d'argument en faveur de l'obligation du " setr " [du visage]. Nous avons mentionné dans la mesure du nécessaire les arguments pour et contre. Deux choses ressortent de l'ensemble de ce que nous avons dit.

D'une part, l'Islam porte une attention sans réserve à l'importance et à la valeur incomparables de la pureté et à la nécessité du caractère légitime des relations sexuelles entre l'homme et la femme, qu'elles soient sous forme visuelle, tactile ou auditive ou sous forme d'accouplement, et n'admet à aucun titre et sous aucun prétexte qu'y soit fait la moindre entorse.

D'autre part, malgré toute l'attention qu'il porte au danger que représente la ruine du rempart de la pudeur, l'Islam ne néglige pas les autres aspects, conformément à sa perspective qui est celle d'une Loi religieuse modérée et équilibrée, éloignée de tout excès et dont la Communauté " umat " est appelée "Communauté du juste milieu". Il n'interdit pas à la femme de participer à une assemblée dans la mesure où il n'en résulte pas de dépravation. Et dans certaines autres circonstances, l'Islam se contente de permettre.

Néanmoins, le Prophète autorisait certaines femmes à participer aux combats pour aider les soldats et les blessés. L'histoire de l'Islam en comporte de nombreux exemples Il n'incombe pas aux femmes de participer à la Prière du Vendredi, sauf si elles s'y présentent, auquel cas il leur devient obligatoire d'y participer et de ne pas y renoncer Il n'incombe pas aux femmes de participer aux prières des fêtes religieuses, mais cela ne leur est pas interdit non plus.

Il est pourtant déconseillé aux femmes dotées d'une beauté manifeste d'assister à de telles assemblées Le Prophète emmenait à tour de rôle ses épouses en voyage avec lui, et certains de ses compagnons faisaient de même Le Prophète reçut l'allégeance des femmes, mais sans leur serrer la main.

Il fit apporter un récipient d'eau dans lequel il plongea les mains; il ordonna aux femmes d'en faire de même, et tint cela même pour le scellement de l'allégeance. Aïcha rapporta que la main du Prophète ne toucha jamais de toute sa vie celle d'une femme étrangère. Il n'interdit pas aux femmes de participer à un convoi funèbre, et il semble qu'il ne le considéra même pas comme nécessaire. Le Prophète préférait qu'elles n'y prennent pas part.

Néanmoins, elles y participaient dans des cas particuliers et firent parfois la prière pour le défunt. Les Traditions rapportent que lors du décès de Zeinab, la fille aînée du Prophète, Fatima Zahra et les autres femmes musulmanes vinrent faire la prière pour elle Selon les Traditions chiites, il est déconseillé aux jeunes femmes de participer à des obsèques. Les Ulémas sunnites rapportent ces propos d'Oum Attiya: Asma, fille de Yazid Ansari, fut chargée par les femmes musulmanes de Médine de se rendre auprès de l'Envoyé de Dieu en leur nom pour lui transmettre leur message de doléance et d'en prendre réponse.

L'Envoyé de Dieu était assis parmi un groupe de compagnons lorsque Asma entra. Je suis chargée de représenter les femmes auprès de toi. Nous, les femmes, affirmons que Dieu—Exalté soit-Il — t'a envoyé à la fois pour les hommes et pour les femmes. Tu n'es pas seulement le Prophète des hommes. Nous aussi, les femmes, avons cru en toi et en ton Dieu.

Nous, les femmes, restons chez nous et satisfaisons vos besoins sexuels à vous, les hommes; nous portons vos enfants dans notre ventre. Mais par ailleurs nous voyons que les devoirs sacrés et les grandes tâches honorables, méritoires et de valeur ont été réservés aux hommes et que nous en sommes privées.

Ce sont les hommes qui ont la chance de participer à la Prière du Vendredi et à la prière communautaire, qui rendent visite aux malades, participent aux obsèques, accomplissent le Pèlerinage à maintes reprises, et qui par-dessus tout ont le privilège du " jihâd " pour la cause de Dieu.

Ceci alors que lorsqu'un homme part pour le Pèlerinage ou le " jihâd ", ce sont nous, les femmes, qui gardons vos biens, qui filons pour vos vêtements, qui éduquons vos enfants. Comment se fait-il que nous vous soyons associées, à vous les hommes, dans les peines, mais que nous ne prenions pas part aux grands devoirs sacrés et aux tâches méritoires, que nous soyons exclues de tout cela? Le Noble Prophète posa son regard sur les compagnons et dit: Mais l'Envoyé de Dieu ne fit aucun cas de la réponse de cet homme.

Se tournant vers Asma, il lui dit: Tu t'es imaginée que quiconque s'est trouvé être homme acquiert le mérite et la récompense d'Outre-tombe par ces actes que tu as énumérés, tandis que les femmes en sont privées? En bien non, il n'en est pas ainsi. Si une femme est une bonne maîtresse de maison et une bonne épouse, si elle veille à ce que la mésintelligence ne vienne pas troubler la candeur du foyer, sa récompense d'Outre-tombe, son mérite et son succès seront équivalents à ceux de toutes ces tâches qu'accomplissent les hommes.

Asma était une femme pieuse, et sa requête et celle des autres femmes musulmanes s'élevait du profond de leur foi et non de passions excitées comme nous pouvons le voir aujourd'hui bien souvent. Elle et ses coreligionnaires s'inquiétaient de ce que les devoirs qui leur avaient été confiés n'aient pas d'envergure ni de valeur, et que tous les devoirs sacrés et de valeur aient été réservés aux hommes.

Elles réclamaient l'égalité des hommes et des femmes, mais en quoi? Dans l'acquisition du mérite et dans l'accomplissement des devoirs islamiques. Car il ne leur était pas même venu à l'esprit de trompeter sous le nom de "droits" les caprices personnels.

Par conséquent, lorsqu'elle entendit cette réponse, le visage d'Asma s'éclaira de joie, et elle retourna avec gaieté vers ses compagnes Au sujet de la participation des femmes aux assemblées de ce type, ont été rapportées dans les recueils de hadiths des traditions contradictoires.

Certaines d'entre elles traduisent même une sévère interdiction. L'auteur du Wassaïl, qui est lui-même un narrateur de Hadith qualifié, écrit en considération de l'ensemble des oeuvres et des Traditions islamiques:. Ainsi, l'ensemble des Traditions commande que nous interprétions comme traduisant de la réprobation les Traditions qui l'interdisent. Le Prophète autorisait les femmes à sortir dehors si elles avaient à faire.

Sawda, fille de Zum'a, épouse du Prophète, était une femme de haute stature. Elle sortit un soir de chez elle pour quelque affaire avec la permission de l'Envoyé de Dieu. Or bien que ce fût la nuit, Omar ibn Khatâb reconnut Sawda à sa haute stature. Omar était fort fanatique en la matière, et recommandait toujours au Prophète de ne pas autoriser ses épouses à sortir dehors. Fais davantage attention désormais en sortant dehors. Celui-ci ne tarda pas à entrer dans l'état de Révélation, et lorsqu'il eut recouvré son état ordinaire, dit: Comme cela ressort globalement des chroniques et des récits de Hadith, parmi les compagnons du Prophète, Omar ibn Khatâb, qui était de nature sèche et rude, était excessivement rigoureux à propos des femmes et prônait leur réclusion totale.

Dans Bayân et Tabyyn 64 , Jahiz rapporte ces propos: L'auteur du commentaire Kachchâf écrit à propos du verset 53 de la sourate Les Coalisés:. Passant un jour à côté d'elles, il leur dit: Il est préférable que vous restiez chez vous.

La Révélation survient chez nous, et toi, tu fais preuve de zèle à notre égard et détermine un devoir? Dans les Traditions d'ibn Majah 65 , il est écrit: Omar apostrophant cette femme, le Prophète lui dit: Ses yeux sont larmoyants, son coeur en deuil et le malheur est récent.

On trouve nombre d'incidents de ce type dans la biographie d'Omar. On a même raconté qu'Atika, l'épouse d'Omar, était en perpétuel conflit avec lui pour aller à la mosquée: Omar ne voulait pas qu'elle s'y rende, et elle tenait à le faire. Atika ne voulait pas désobéir à l'interdiction de son époux et Omar, quant à lui, ne voulait pas interdire formellement, désirant qu'elle s'abstienne d'aller à la mosquée lorsqu'il gardait le silence face à sa demande. C'est ainsi qu'il se taisait face à la requête d'Atika et ne desserrait pas les lèvres.

L'Islam, tout en donnant aux femmes la permission de se rendre à la mosquée, ordonne que cela ne soit pas de façon mixte et que les emplacements [destinés aux hommes et aux femmes] soient séparés l'un de l'autre. On dit que le Prophète, de son vivant, fit allusion à ce que la porte d'entrée des femmes à la mosquée soit distincte de celle des hommes.

Montrant un jour une des portes, il dit: On raconte aussi que le Noble Prophète ordonna que le soir, la prière achevée, les femmes sortent d'abord, puis les hommes. Il n'aimait pas à ce que femmes et hommes se mêlent en quittant la mosquée. Car c'est de cette mixité que naissent les tentations. Pour éviter tout heurt, le Prophète ordonna que les hommes marchent au milieu de la rue et les femmes sur les côtés.

Un jour, alors qu'il était hors de la mosquée, il vit les hommes et les femmes en sortir ensembles. S'adressant aux femmes, il leur dit: Allez par les côtés et eux par le milieu.

C'est la raison pour laquelle les jurisconsultes délivrent sentence sur le caractère déconseillé " makroh " du brassage des hommes et des femmes. Comme nous l'avons dit, l'Islam est parfaitement avisé des dangers issus des relations sexuelles appelées "libres".

Il veille avec le maximum d'attention sur les contacts entre les hommes et les femmes étrangers, et prône la séparation des femmes et des hommes dans la mesure où cela ne conduit pas à l'astreinte et à l'immobilisme. En vérité, à moins d'être malavisé, on attestera que la voie de l'Islam est une voie tempérée et équilibrée. Tout en mettant en oeuvre le maximum d'attention en faveur de la pureté des relations sexuelles, l'Islam n'a engendré d'entrave d'aucune sorte à la manifestation des aptitudes humaines de la femme.

Au contraire, il a fait en sorte que si ce "programme" est mis en application loin de tout excès et de toute exagération, les mentalités demeureront saines, les relations conjugales en deviendront plus intimes et plus sérieuses, et le milieu social sera plus propice à une activité juste de l'homme et de la femme. Il existe [en la matière] un certain nombre de Traditions qui peuvent être considérées comme une recommandation éthique visant à informer des dangers des relations des hommes avec les femmes.

Par conséquent, ces Traditions ont été interprétées comme des recommandations éthiques et revêtent une valeur éthique et non juridique Or ce que l'Islam recommande tout du moins sous forme de problème éthique est que les assemblées publiques soient non mixtes dans la mesure du possible. Il existe un hadith de Fatima Zahra qui mérite d'être évoqué bien que les jurisconsultes ne s'y référent pas. En voici succinctement la teneur:. Le Prophète demanda un jour aux gens: Il rapporta l'incident à sa mère Zahra, qui dit: Ce hadith constitue une recommandation éthique et énonce la prééminence de la distance de l'homme et de la femme l'un vis-à-vis de l'autre.

Comme nous l'avons dit auparavant, toutes les concessions islamiques en ce domaine ont pour raison d'être d'éviter l'astreinte et la gêne, et la prééminence éthique du "couvrement", de la distance entre hommes et femmes, du respect d'une limitation entre eux dans la mesure du possible, n'en garde pas moins sa valeur propre. Le Noble Prophète dit à l'Imam Ali: Le premier regard est licite pour toi, mais le second ne l'est pas. Les avis divergent quant à savoir si ce hadith vise à énoncer un précepte ou à exprimer l'effet que comporte naturellement le regard.

Certains, comme l'auteur de Châra'i ou Allameh Hilli, ont dit de ce hadith qu'il énonce le précepte relatif au regard. Sa teneur est ainsi que le premier regard est licite et le second, interdit. Certains autres ont dit qu'il signifie que le regard intentionnel est totalement interdit, et que le premier regard est licite en ce sens qu'il n'est pas intentionnel.

Il renvoie à la situation dans laquelle un homme aperçoit une femme qui se trouve lui plaire, auquel cas il veut regarder une seconde fois et en tirer jouissance. La première fois, la jouissance étant non intentionnelle, cela ne pose pas d'inconvénient, mais la seconde fois, puisque dans l'intention de tirer" jouissance, n'est pas permise.

O combien de regards n'ont-ils pas été suivis de regrets durables! Un autre hadith dit: Ces deux hadiths ont trait aux regards sensuels, et sont sans doute une recommandation éthique de la précaution.

Il ressort de ce que nous avons dit dans l'ensemble que l'Islam ne prône ni ce dont l'accusent ses adversaires, à savoir la claustration de la femme au foyer, ni ce système adopté par le monde moderne et dont on peut voir les conséquences néfastes, c'est-à-dire le brassage des sexes dans les groupements sociaux.

La claustration totale de la femme chez elle fut une sorte de punition temporairement prescrite en Islam pour les femmes de mauvaise vie: S'ils sont témoins, alors confinez ces femmes aux maisons jusqu'à ce que la mort les achève, ou que Dieu leur ouvre une voie" Selon les exégètes, cette autre voie constitue une allusion au fait que cette sentence est temporaire et qu'une autre sentence leur parviendra dans l'avenir.

En effet, le verset 2 de la sourate La Lumiére, qui énonce la sentence relative à l'homme et à la femme adultères, n'est autre que ce que le verset précité promettait par allusion. Ainsi, c'est au brassage des sexes que s'oppose l'Islam et non à la participation de la femme aux groupements sociaux dans le respect des limitations [prescrites]. L'Islam ne prône donc ni la claustration ni la mixité, mais la "limitation". La tradition des musulmans depuis l'époque du Prophète a été telle qu'il n'était pas interdit aux femmes de participer aux réunions et aux assemblées, mais que le principe de "limitation" a toujours été respecté.

Dans les mosquées et les assemblées, et jusque dans les rues et les passages publics, les femmes n'étaient pas mêlées aux hommes, et la participation mixte à certains rassemblements, comme à certains lieux de pèlerinage qui sont à notre époque des lieux d'affluence extraordinaire, va à rencontre de la Loi religieuse de l'Islam.

Il est apparu que les arguments en question établissent la non obligation [pour la femme] de se couvrir le visage et les mains, et confirment le caractère licite du regard [de l'homme] dans la mesure où il n'est pas motivé par la volupté et où il n'est pas hasardeux. Il nous faut voir à présent ce que disent les "fatwas", et comment les Ulémas de l'Islam, de l'aube première à nos jours, ont délivré sentence à propos de ces deux problèmes.

En premier lieu, quelle est l'opinion des jurisconsultes de l'Islam au sujet du "couvrement" du visage et des mains? Et en second lieu, quelle est leur opinion à propos du regard? Il n'existe apparemment pas de divergence entre tous les Ulémas, chiites et sunnites, en ce que le "couvrement" du visage et des mains n'est pas nécessaire. Encore qu'il ne soit pas évident que son point de vue concerne la prière ou les non " mahram ".

Il n'existe aucune divergence au sujet du visage, mais certains des Ulémas ont parfois controversé le fait de savoir si les mains ou les pieds faisaient ou non partie de l'exception. Parmi les questions juridico-religieuses, on trouve sans doute peu de questions qui fassent ainsi le consensus des Ulémas de l'Islam, chiites ou sunnites.

Avant de procéder à des citations, deux questions doivent être évoquées: Là se pose la question de savoir si dans la prière, le visage et les mains doivent être également couverts ou non. L'autre cas concerne le mariage, relativement à la question de savoir dans quelle mesure un prétendant à le droit de regarder la femme qu'il a en vue.

Nous avons ainsi du point de vue du Fiqh deux types de " setr "8: Nous verrons par la suite qu'il n'existe apparemment pas de divergence en ce que ces deux catégories de " setr " ne différent ni dans leurs mesures ni dans leurs limites respectives.

En second lieu, dans leur terminologie propre, les jurisconsultes disent que le corps féminin est '" urat " 75 à l'exception du visage et des mains. Cette interprétation peut paraître choquante à certains, à supposer que le terme " 'urat " désigne quelque chose de laid et de honteux. Le corps féminin - à l'exception du visage et des mains - serait-il quelque chose de laid et de honteux du point de vue de Fiqh islamique?

Nous répondrons que le terme " 'urat " ne désigne rien de laid ni de honteux. Par conséquent, on ne désigne pas par " 'urat " tout ce qui est laid et honteux, et inversement, ce terme est employé dans des cas dénués de toute notion de laideur ou d'indécence.

Le Coran, par exemple, dans le récit relatif à la guerre des "coalisés" qui fait allusion à la quête d'un faux-fuyant de certains hommes de peu de foi, dit:. Le sexe est une émotion en mouvement. Est-ce que le sexe est sale? Seulement quand il est bien fait. L'amour et le sexe sont deux choses qui plantent les gens. Le sexe apaise les tensions. Le sexe est une des formes primaires du pouvoir.

Des nouvelles du sexe: La femme aime le sexe. Constat incongru pour les uns, sidérant pour les autres. Chaque fleur est un sexe? Y avez-vous pensé quand vous respirez une rose? Le sexe entre deux personnes, c'est beau. Entre cinq personnes, c'est fantastique Le sexe est le prix que les femmes paient pour se marier. Le mariage est le prix que les hommes paient pour avoir du sexe. Le sexe masculin est ce qu'il y a de plus léger au monde, une simple pensée le soulève.

Le sexe est une drogue. J'ai mes périodes de shoot et d'abstinence. Le sexe a besoin de mensonges et de secrets pour survivre au reste. Le sexe, ce pauvre instrument à qui nous demandons tant de plaisir, alors qu'il ne peut donner que le soulagement. Le sexe n'est pas l'amour, ce n'est qu'un territoire que l'amour s'approprie. Le sexe, à Paris, a la mine jolie, la croupe rebondie. Le sexe, ça se passe dans les chambres, ça se décide dans les couloirs.

Pourquoi le sexe occupe t-il tant notre esprit? Parce qu'il est l'échappatoire suprême. C'est la voie ultime vers l'oublie de soi absolu.

Le sexe, c'est le polo du pauvre. En Amérique, le sexe est une obsession ; ailleurs c'est un fait. Le sexe, c'est ce qu'il y a de profond entre l'homme et la femme. Charles de La Vieuville. Le sexe n'est sale que quand on ne se lave pas.

Le sexe est si facile quand vous êtes acteur, surtout à Hollywood. Ce n'est pas plus compliqué que d'acheter un hamburger. L'oppression de sexe traverse les classes sociales. Coline Serreau , Extrait d'une Interview - Octobre Rien que cela, le sexe, nous sépare plus que deux planètes. Si le sexe fort s'entendait pour ne plus faire les avances, la femme, vaincue, prendrait bientôt le rôle de les faire.

Le sexe est le cerveau de l'instinct.

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